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Arrêt Maladie 2026 : Le Guide Complet + Simulateur d’Indemnités

Malade en 2026 ? Attention, les règles du jeu ont évolué. Tomber malade n’est plus seulement une question de santé, c’est devenu un parcours administratif où la moindre erreur de délai ou de formulaire peut coûter cher. Entre la nouvelle acquisition des congés payés pendant l’arrêt, le durcissement des contrôles et la baisse des plafonds d’indemnisation, il est difficile de s’y retrouver. Vous avez 48 heures pour agir. Combien allez-vous toucher ? Votre employeur peut-il vous licencier ? Comment valider vos congés ? Ce guide unique décrypte toutes les règles applicables en 2026, sans jargon, pour sécuriser vos revenus et votre emploi du premier jour d’arrêt jusqu’à la reprise.

En 2026, tomber malade n’est plus seulement une question de santé. Pour des millions de salariés, c’est aussi une source de stress administratif, financier… et parfois professionnel. Combien vais-je toucher ? Quand les indemnités vont-elles tomber ? Ai-je droit à un complément de salaire ? Puis-je vraiment être contrôlé ? Et surtout, qu’est-ce qui a changé ces derniers mois sans que personne ne l’annonce clairement ?

Car l’arrêt maladie en 2026 ne se résume plus à “envoyer un papier et attendre”. Entre les règles qui restent stables, les réformes récentes sur les indemnités journalières, les débats budgétaires en cours, les nouvelles règles sur les congés payés ou encore le durcissement des contrôles, beaucoup de salariés avancent aujourd’hui à l’aveugle. Et les erreurs se paient cher : perte d’indemnisation, conflit avec l’employeur, sanctions évitables.

Dans ce guide complet et à jour, on remet de l’ordre. Démarches en 48 heures, calcul clair des indemnités, droits réels face à l’employeur, complément de salaire souvent oublié, contrôles à connaître, licenciement et arrêt maladie, congés payés, reprise du travail : tout est expliqué simplement, sans jargon juridique, avec des exemples concrets et les pièges à éviter.

Que vous soyez en arrêt aujourd’hui, que vous anticipiez une situation à venir, ou que vous vouliez simplement comprendre vos droits en 2026, ce dossier est là pour une chose : vous permettre de traverser un arrêt maladie sans perdre ni vos droits, ni votre sérénité.

Un arrêt maladie, ce n’est pas juste “un papier du médecin”. En 2026, tout se joue sur trois choses : les 48 heures, les jours de carence, et le calcul réel de vos indemnités.
Dans ce guide, vous allez comprendre quoi envoyer, à qui, dans quel délai, combien vous pouvez toucher, et surtout comment éviter les erreurs qui coûtent cher (indemnités perdues, complément employeur retardé, conflit avec l’employeur).

Cet article fait partie de notre grande thématique annuelle. Pour une vision d’ensemble de vos garanties au travail (temps de travail, hiérarchie, salaire), retrouvez notre page pilier : Droits des salariés en 2026 : le guide complet pour comprendre, défendre et faire valoir vos droits

1. Arrêt maladie 2026 : ce qui est certain (et ce qui est en discussion)

Les règles stables : carence, indemnités, démarches

En 2026, l’arrêt maladie repose encore sur un socle solide que tous les salariés devraient connaître, car ce sont ces règles-là qui s’appliquent concrètement dès le premier jour d’absence. Lorsqu’un médecin prescrit un arrêt de travail, le salarié dispose toujours d’un délai de 48 heures pour effectuer les démarches. Si l’arrêt est télétransmis, ce qui est désormais le cas le plus fréquent, la CPAM reçoit automatiquement l’information. En revanche, lorsque l’arrêt est remis au format papier, les règles sont strictes : les volets destinés à l’Assurance maladie doivent être envoyés dans ce délai, et l’employeur doit être informé sans attendre.

Sur le plan de l’indemnisation, les repères ne changent pas. En cas de maladie non professionnelle, un délai de carence de trois jours continue de s’appliquer dans le secteur privé. Autrement dit, aucune indemnité journalière n’est versée pendant ces trois premiers jours, et la prise en charge débute à partir du quatrième jour d’arrêt. C’est souvent une surprise pour les salariés, mais cette règle reste pleinement en vigueur en 2026.

Les indemnités journalières versées par l’Assurance maladie représentent toujours environ 50 % du salaire journalier de base, calculé à partir des rémunérations récentes, dans la limite d’un plafond. Ce mécanisme est connu, mais son impact réel est parfois mal compris, notamment lorsque le salaire dépasse le plafond de référence : dans ce cas, la perte de revenu peut être significative si aucun complément n’est prévu par l’employeur ou la prévoyance.

Un point mérite une attention particulière en 2026, car il ne s’agit plus d’une nouveauté mais bien d’une règle installée. Depuis 2025, les arrêts de travail papier doivent obligatoirement être établis sur un formulaire Cerfa sécurisé. Les anciens formulaires ou documents non conformes peuvent être rejetés par la CPAM. Concrètement, un arrêt mal rédigé ou non sécurisé peut retarder, voire bloquer temporairement l’indemnisation. Pour le salarié, cela signifie une chose simple : vérifier que le médecin utilise bien le bon support est devenu un réflexe indispensable.

Enfin, autre élément désormais intégré dans le paysage 2026 : la réforme des plafonds d’indemnisation entrée en vigueur en 2025. Le plafond de revenus pris en compte pour calculer les indemnités journalières a été abaissé. Pour les salariés aux rémunérations moyennes ou élevées, cela se traduit par des indemnités plus faibles qu’auparavant, sans que la règle de calcul ait changé dans son principe. Ce détail technique a des conséquences très concrètes sur le niveau de revenu pendant un arrêt.

Les sujets qui bougent : débats budgétaires et fonction publique (à surveiller)

À côté de ces règles stables, certaines questions restent en mouvement et méritent d’être clairement identifiées comme telles. C’est particulièrement vrai pour la fonction publique, où l’arrêt maladie est régulièrement au cœur des débats budgétaires.

Aujourd’hui, en cas de maladie ordinaire, un jour de carence s’applique déjà aux agents publics. Cependant, dans le cadre des discussions autour du budget 2026, plusieurs propositions ont été avancées pour allonger ce délai de carence, notamment à trois jours, dans une logique de maîtrise des dépenses publiques. À ce stade, ces évolutions relèvent encore du débat parlementaire. Elles ne constituent pas une règle applicable, mais un scénario possible qu’il serait imprudent d’ignorer.

Cette incertitude s’inscrit dans une tendance plus large : celle d’un durcissement progressif du cadre des arrêts maladie, avec une attention accrue portée aux prescriptions, aux contrôles et aux procédures. L’exigence du Cerfa sécurisé, les discussions sur les carences ou encore les ajustements des plafonds d’indemnisation vont toutes dans le même sens : l’arrêt maladie reste un droit fondamental, mais il est de plus en plus encadré.

En résumé, 2026 ne marque pas une rupture brutale, mais une consolidation. Les règles de base sont connues et applicables sans ambiguïté, tandis que certains ajustements, notamment dans la fonction publique, restent à surveiller de près. Comprendre cette distinction entre ce qui est certain et ce qui est encore en discussion est essentiel pour éviter les mauvaises surprises dès les premiers jours d’un arrêt maladie.

Transition naturelle vers la suite : une fois ce cadre posé, la vraie question devient très concrète : que faut-il faire, exactement, dans les 48 premières heures d’un arrêt maladie pour ne pas perdre ses droits ? C’est ce que nous allons voir.

2. Les démarches en 48 heures : la procédure simple

Ce que vous devez envoyer à la CPAM

Lorsqu’un arrêt maladie débute, les 48 premières heures sont décisives. C’est dans ce laps de temps que se jouent, souvent sans que le salarié en ait pleinement conscience, le bon déroulement de l’indemnisation… ou au contraire les premiers retards.

Si votre médecin télétransmet l’arrêt de travail, ce qui est aujourd’hui la situation la plus courante, la CPAM reçoit automatiquement les informations nécessaires. Dans ce cas précis, vous n’avez rien à envoyer à l’Assurance Maladie. Beaucoup de salariés pensent alors que tout est réglé. C’est vrai pour la CPAM, mais pas pour le reste des démarches.

En revanche, si l’arrêt est établi au format papier, la règle est stricte : les volets destinés à la CPAM doivent être transmis dans un délai de 48 heures. En 2026, cette formalité est devenue plus sensible qu’avant. Les arrêts papier doivent impérativement être rédigés sur un formulaire Cerfa sécurisé. Un document non conforme, une photocopie ou un ancien modèle peut être rejeté. Ce rejet ne supprime pas votre droit aux indemnités, mais il peut retarder leur versement de plusieurs semaines. Autrement dit, vérifier la conformité du document au moment de la consultation médicale est désormais un réflexe essentiel.

Ce que vous devez transmettre à l’employeur

C’est ici que beaucoup de salariés commettent une erreur classique. La télétransmission à la CPAM n’informe pas automatiquement l’employeur. Même lorsque l’arrêt est parfaitement enregistré par l’Assurance maladie, l’entreprise doit être prévenue de votre absence.

En pratique, l’employeur attend la transmission du volet qui lui est destiné ou d’un justificatif équivalent, selon les usages internes. Le Code du travail ne fixe pas un délai précis, mais dans la majorité des entreprises, la règle implicite reste la même : informer l’employeur le plus rapidement possible, souvent dans un délai équivalent aux 48 heures. Certaines conventions collectives ou règlements intérieurs sont plus stricts et prévoient des modalités précises.

Ne pas informer son employeur, ou le faire tardivement, peut avoir des conséquences bien réelles. Cela peut bloquer le versement du complément de salaire, créer des tensions inutiles ou, dans certains cas, conduire à une sanction disciplinaire. Un simple mail, accompagné du justificatif demandé, suffit généralement à éviter ces situations.

Que se passe-t-il si vous dépassez le délai ?

Lorsque les délais ne sont pas respectés, les effets ne sont pas toujours immédiats, mais ils existent. Côté CPAM, un arrêt transmis en retard est enregistré comme tel. La première fois, le salarié reçoit le plus souvent un avertissement. En revanche, en cas de récidive dans un délai de vingt-quatre mois, l’Assurance maladie peut appliquer une réduction des indemnités journalières. Le retard laisse donc une trace administrative, même s’il n’entraîne pas immédiatement une sanction financière.

Côté employeur, le dépassement de délai est encore plus concret. Une information tardive peut justifier le refus du complément de salaire, voire une sanction si le manquement se répète. Le risque n’est pas tant juridique que pratique : le salarié se retrouve à devoir se justifier a posteriori, dans une situation déjà fragile.

En résumé, les démarches liées à un arrêt maladie ne sont pas complexes, mais elles sont chronométrées. En respectant ce délai de 48 heures, en distinguant clairement ce qui relève de la CPAM et ce qui concerne l’employeur, et en utilisant les bons documents, vous sécurisez l’ensemble de vos droits dès le début de l’arrêt.

Transition naturelle : une fois ces formalités accomplies, la question qui revient presque systématiquement est celle du montant versé. Combien allez-vous réellement percevoir pendant votre arrêt maladie, et comment ce montant est-il calculé ? C’est ce que nous allons détailler.

3. Indemnités journalières : conditions + calcul (sans jargon) Simulateur Indemnités

Combien allez-vous réellement percevoir pendant votre arrêt maladie ? C’est la première source d’angoisse quand la santé flanche : l’impact sur le compte en banque. Entre le délai de carence, les pourcentages de la Sécurité Sociale et les plafonds 2026, déchiffrer ses futurs revenus est un casse-tête.

Ne pendez pas votre calculatrice. Utilisez notre simulateur gratuit ci-dessous pour obtenir une estimation immédiate de vos Indemnités Journalières (IJSS). »

📊 Simulateur Indemnités Maladie 2026

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Calcul basé sur la règle des 50% du salaire journalier de base. Plafond 2026 appliqué (base estimative 1,4 SMIC soit environ 2550€ brut max pris en compte). Ce résultat est une estimation brute hors prélèvements sociaux complets.

Comment fonctionne ce calcul ?

Ce simulateur applique les règles officielles de l’Assurance Maladie en vigueur en 2026. Pour comprendre le résultat affiché, voici les 3 critères pris en compte :

  1. Votre Salaire Journalier de Base (SJB) : Nous faisons la moyenne de vos 3 derniers salaires bruts, divisée par 91,25.
  2. Le Taux de 50 % : La Sécurité Sociale vous verse la moitié de ce salaire journalier.
  3. Le Plafond 2026 : Si votre salaire dépasse le plafond mensuel de la Sécurité Sociale (1,4 SMIC selon les nouveaux barèmes), vos indemnités sont plafonnées. C’est souvent là que la perte de revenu est la plus forte pour les cadres et professions intermédiaires.

⚠️ Attention : Brut vs Net Le montant affiché est un montant brut. Pour obtenir ce qui arrivera sur votre compte en banque, vous devez retirer environ 6,7 % (CSG/CRDS).

Ce que le simulateur ne vous dit pas…

Obtenir un montant est une chose, savoir quand et comment vous allez le toucher en est une autre. Ce chiffre ne tient pas compte :

  • Du délai de carence (3 jours sans solde).
  • Du complément de salaire versé par votre employeur (qui peut doubler cette somme !).
  • De la fiscalité (impôt sur le revenu).

Mais attention : Avez-vous droit à ces indemnités ?

Délai de carence : pourquoi vous ne touchez rien au début

Lorsqu’un arrêt maladie démarre, la première surprise vient souvent des premiers jours non indemnisés. En 2026, la règle reste simple dans le secteur privé : les trois premiers jours constituent le délai de carence. Pendant cette période, aucune indemnité journalière n’est versée par l’Assurance maladie. L’indemnisation débute à partir du quatrième jour d’arrêt.

Ce principe est stable et s’applique à la grande majorité des arrêts pour maladie non professionnelle. Il explique pourquoi le premier virement arrive rarement “tout de suite”, même lorsque les démarches ont été faites correctement. Certaines situations échappent toutefois à cette règle — notamment les arrêts liés à une affection de longue durée ou les arrêts qui se succèdent sans interruption — mais, par défaut, il faut toujours anticiper ces trois jours sans IJ.

Calcul : 50 % du salaire journalier de base (exemple clair)

Une fois le délai de carence passé, le calcul des indemnités journalières obéit à une logique relativement simple, à condition d’en connaître les paramètres. En 2026, l’indemnité journalière correspond toujours à 50 % du salaire journalier de base.

Ce salaire journalier de base est déterminé à partir des trois derniers mois de salaire brut précédant l’arrêt. L’addition de ces salaires est divisée par 91,25, ce qui permet d’obtenir une moyenne journalière. L’indemnité versée correspond ensuite à la moitié de ce montant, pour chaque jour calendaire d’arrêt, week-ends compris.

Prenons un exemple concret. Un salarié rémunéré 2 000 € brut par mois sur les trois derniers mois totalise 6 000 € de salaire brut. Son salaire journalier de base est donc d’environ 65,75 €. L’indemnité journalière versée par l’Assurance Maladie s’élève alors à 32,87 € brut par jour. C’est ce montant qui sera versé chaque jour à partir du quatrième jour d’arrêt, tant que l’arrêt se poursuit.

Un point est essentiel pour comprendre la réalité des montants perçus en 2026 : le plafond. Depuis la réforme entrée en vigueur en 2025, le salaire pris en compte pour le calcul des indemnités est plafonné à 1,4 Smic. Concrètement, même si votre salaire est supérieur, l’indemnité journalière ne peut pas dépasser un montant maximal. Pour de nombreux salariés aux revenus moyens ou élevés, cela signifie une baisse plus marquée du revenu pendant l’arrêt, comparée à ce qui existait auparavant.

Versement : quand ça tombe et à quel rythme

Une fois le dossier traité, les indemnités journalières ne sont pas versées jour par jour, mais par périodes, généralement tous les quatorze jours. Le premier versement intervient après la prise en compte de l’arrêt par la caisse et peut donc varier selon la rapidité de transmission et de traitement du dossier.

Ce fonctionnement explique pourquoi il existe parfois un décalage entre la fin du délai de carence et la réception effective des premiers paiements. Les versements suivants deviennent ensuite plus réguliers, tant que l’arrêt se prolonge et que les obligations sont respectées. En cas d’arrêt long, des contrôles ou des demandes de justificatifs peuvent intervenir, mais le principe de versement reste identique.

Au final, les indemnités journalières constituent un socle, mais rarement une compensation intégrale du salaire. C’est précisément pour combler cet écart que le complément versé par l’employeur joue un rôle clé — un point souvent mal compris, que nous allons éclairer juste après.

4. Complément employeur : l’autre “moitié” que beaucoup oublient

Délai de carence côté employeur : la confusion classique

Lorsque le salarié découvre le montant réel de ses indemnités journalières, une autre question surgit presque aussitôt : l’employeur va-t-il compléter ? Et surtout, à partir de quand ? C’est ici que la confusion est la plus fréquente, car deux délais de carence coexistent et ne se superposent pas.

D’un côté, la carence de l’Assurance maladie est de trois jours. De l’autre, le maintien de salaire par l’employeur obéit à ses propres règles. Dans de nombreuses entreprises, le complément employeur ne démarre qu’après un délai de carence plus long, souvent autour de sept jours en cas de maladie non professionnelle. Résultat : il est tout à fait possible de se retrouver, pendant la première semaine d’arrêt, avec des revenus très réduits, voire inexistants, sans que cela constitue une anomalie.

Cette mécanique est déroutante, mais elle est parfaitement légale. Elle explique pourquoi certains salariés parlent d’un “trou” financier au début de l’arrêt, alors même que toutes les démarches ont été respectées. La seule exception notable concerne les accidents du travail ou les maladies professionnelles, où les règles sont généralement plus favorables et le maintien peut intervenir dès le premier jour.

Conditions : ancienneté, justificatifs, convention collective

Le droit au complément employeur n’est pas automatique dans toutes les situations. Il repose d’abord sur des conditions d’ancienneté, prévues par le Code du travail, et sur la production d’un arrêt de travail en bonne et due forme. En clair, l’employeur doit être en possession du justificatif, transmis dans les délais, pour déclencher le maintien de salaire.

Mais la règle la plus importante à connaître en 2026 est ailleurs : la convention collective. Dans de nombreux secteurs, elle améliore sensiblement le cadre légal. Délai de carence réduit, maintien de salaire à 100 %, durée de prise en charge prolongée… Deux salariés placés dans une situation identique peuvent donc percevoir des montants très différents selon leur branche professionnelle. Vérifier sa convention collective n’est pas un détail administratif, c’est souvent la clé pour comprendre sa fiche de paie pendant un arrêt maladie.

Un autre élément, plus discret mais tout aussi décisif, concerne l’attestation de salaire. C’est l’employeur qui doit la transmettre à l’Assurance Maladie afin que les indemnités journalières soient calculées correctement. Tant que ce document n’est pas envoyé, le versement des IJ peut être retardé. Dans la pratique, de nombreux décalages de paiement trouvent leur origine ici.

Maintien de salaire : comment ça se combine avec les IJ

Le complément employeur ne se substitue pas aux indemnités journalières, il vient s’y ajouter. L’objectif est de rapprocher, partiellement ou totalement, la rémunération pendant l’arrêt de celle que le salarié aurait perçue en travaillant. Le cadre légal prévoit un maintien calculé sur le salaire de référence, souvent à hauteur de 90 % pendant une première période, puis deux tiers ensuite, avec des durées variables selon l’ancienneté.

Dans la réalité des fiches de paie, ce mécanisme passe souvent par un dispositif peu connu : la subrogation. Lorsque l’employeur maintient le salaire, il peut percevoir directement les indemnités journalières à la place du salarié. Le salarié, lui, continue de recevoir sa rémunération habituelle, partiellement ou totalement maintenue, sans voir apparaître de virement distinct de la CPAM. Ce fonctionnement est source d’inquiétude pour beaucoup, alors qu’il est parfaitement normal.

En 2026, un facteur supplémentaire vient complexifier la lecture : la réforme des plafonds d’indemnisation. La baisse du plafond des indemnités journalières signifie que, pour les salaires supérieurs à ce seuil, la part non couverte par la CPAM est plus importante qu’avant. Le rôle du complément employeur – et éventuellement de la prévoyance – devient alors central pour éviter une chute brutale des revenus pendant l’arrêt.

Au final, le complément employeur est souvent perçu comme un “bonus”, alors qu’il constitue en réalité un maillon essentiel de la protection du salarié en arrêt maladie. Comprendre ses conditions, ses délais et ses interactions avec les indemnités journalières permet d’anticiper les variations de revenus et d’éviter bien des incompréhensions.

Transition naturelle : une fois la question du revenu éclaircie, une autre inquiétude apparaît fréquemment : les contrôles et les obligations à respecter pendant un arrêt maladie. C’est là que beaucoup de salariés commettent des erreurs évitables.

5. Contrôles et obligations : sorties, horaires, interdictions

Sorties autorisées / sorties interdites : comment éviter la sanction

Un arrêt maladie ne signifie pas une liberté totale de mouvement. En 2026, les règles sont claires, mais encore largement mal comprises. Par défaut, le médecin indique sur l’arrêt si les sorties sont autorisées et, le cas échéant, selon quels horaires. Lorsque des horaires sont mentionnés, le salarié doit être présent à son domicile en dehors de ces plages. S’il n’y a pas d’horaires précisés, les sorties sont dites “libres”, mais elles doivent rester compatibles avec l’état de santé et la guérison.

C’est là que se nichent les erreurs les plus coûteuses. Un déplacement, une activité ou une absence qui contredit l’objectif médical de l’arrêt peut être interprété comme un manquement. Publier des photos d’activités physiques intenses, multiplier les déplacements non justifiés, ou s’absenter de son domicile pendant les plages de présence obligatoires expose à des sanctions. En pratique, ce n’est pas l’acte isolé qui pose problème, mais l’incohérence entre l’arrêt prescrit et le comportement observé.

Le bon réflexe est simple : agir comme si chaque sortie devait pouvoir être expliquée. Un rendez-vous médical, une démarche administrative ou une activité légère compatible avec l’état de santé ne posent pas de difficulté. À l’inverse, toute situation ambiguë est un risque inutile.

Contrôle : ce que l’Assurance maladie peut vérifier

Contrairement à une idée répandue, le contrôle n’est ni exceptionnel ni arbitraire. L’Assurance Maladie peut diligenter des vérifications pour s’assurer du respect de l’arrêt. Ces contrôles peuvent porter sur la présence au domicile, sur la cohérence de l’état de santé avec l’arrêt prescrit, ou sur la durée et la répétition des arrêts.

Concrètement, un agent peut se présenter au domicile pendant les heures de présence obligatoire. Si le salarié est absent sans justification valable, le contrôle est considéré comme défavorable. L’Assurance maladie peut alors suspendre le versement des indemnités journalières, voire demander le remboursement des sommes versées à tort. Ces décisions ne sont pas automatiques, mais elles reposent sur des constats précis.

Il est également possible que le contrôle prenne une autre forme, notamment via une convocation médicale. Dans ce cas, le salarié doit s’y rendre, sauf empêchement légitime. Ne pas répondre à une convocation ou l’ignorer est perçu comme un refus de contrôle et peut entraîner les mêmes conséquences qu’une absence lors d’une visite à domicile.

Enfin, il ne faut pas oublier que l’employeur dispose aussi de moyens d’action. Il peut demander une contre-visite médicale, notamment lorsqu’il verse un complément de salaire. Là encore, le refus ou l’absence injustifiée peut conduire à la suspension du maintien de salaire, indépendamment des décisions de la CPAM.

Pour un cadre clair et opposable, les règles applicables sont rappelées sur Service-public.fr, qui détaille les obligations du salarié et les conséquences en cas de non-respect.

Au fond, la logique des contrôles est simple : l’arrêt maladie est un droit, mais il s’accompagne d’obligations de cohérence et de loyauté. En respectant les indications médicales, en restant joignable et en évitant toute situation ambiguë, le salarié réduit considérablement le risque de sanction.

Transition naturelle : ces contrôles soulèvent souvent une autre crainte majeure : peut-on être licencié pendant un arrêt maladie ? La réponse est plus nuancée qu’on ne l’imagine, et mérite d’être posée clairement.

6. Licenciement et arrêt maladie : ce que dit vraiment la règle

On ne licencie pas “pour être malade”, mais…

C’est l’une des peurs les plus répandues pendant un arrêt maladie : peut-on être licencié pendant cette période ? La réponse mérite d’être posée clairement, sans raccourci. En droit, un salarié ne peut pas être licencié parce qu’il est malade. Un licenciement motivé par l’état de santé constitue une discrimination, et il est illégal.

Mais cette protection n’est pas un bouclier absolu. L’arrêt maladie suspend le contrat de travail, il ne le fige pas. Autrement dit, le calendrier – être en arrêt – n’interdit pas tout licenciement ; c’est la motivation du licenciement qui fait toute la différence. Si la raison invoquée est indépendante de la maladie, la procédure peut, dans certains cas précis, aller à son terme.

C’est cette nuance qui crée tant d’incompréhensions. Beaucoup de salariés pensent être “intouchables” pendant un arrêt. D’autres, au contraire, redoutent d’être licenciés à la moindre absence prolongée. La réalité se situe entre les deux.

Les motifs possibles et les erreurs fréquentes

Le cas le plus souvent invoqué par les employeurs est celui de la désorganisation de l’entreprise. La règle est stricte : l’absence du salarié doit perturber le fonctionnement global de l’entreprise, et non simplement celui d’un service ou d’une équipe. Surtout, cette désorganisation doit rendre nécessaire un remplacement définitif du salarié. Ces deux conditions sont cumulatives. Sans elles, le licenciement est fragilisé.

C’est ici que naissent de nombreuses erreurs. Un remplacement temporaire, un intérimaire, une réorganisation provisoire ne suffisent pas. De même, invoquer une surcharge de travail dans un service isolé n’est généralement pas suffisant. Dans les contentieux, c’est souvent ce point précis qui fait basculer la décision.

D’autres motifs peuvent exister, même pendant un arrêt maladie. Un licenciement économique reste possible s’il est fondé sur des difficultés réelles et étrangères à l’état de santé du salarié. Un licenciement disciplinaire peut également intervenir si la faute reprochée n’a aucun lien avec la maladie ou l’absence elle-même. Là encore, ce n’est pas l’arrêt qui rend la procédure illégale, mais le lien – explicite ou implicite – avec l’état de santé.

Enfin, il existe un cas à part, souvent confondu avec l’arrêt maladie : celui de l’inaptitude. L’inaptitude n’est pas une sanction, ni une conséquence automatique de l’arrêt. Elle est constatée par le médecin du travail, à l’issue d’un examen spécifique. Lorsqu’une inaptitude est déclarée, l’employeur doit, en principe, rechercher un reclassement avant d’envisager un licenciement. Ce n’est qu’en l’absence de solution ou lorsque l’avis médical l’exclut expressément que la rupture du contrat peut intervenir. Confondre arrêt maladie et inaptitude est une erreur fréquente, et lourde de conséquences.

Pour un cadre clair et accessible, les principes applicables sont rappelés de façon pédagogique sur Service-public.fr, qui détaille les cas autorisés et les limites posées par le droit du travail.

En pratique, certains signaux doivent alerter : un licenciement qui intervient juste après une série d’arrêts, un motif flou, une désorganisation mal caractérisée, ou l’absence de remplacement réel. Dans ces situations, le doute est permis et un conseil juridique peut s’avérer déterminant.

Transition naturelle : après cette question sensible du licenciement, un autre sujet a profondément évolué ces dernières années et continue de surprendre les salariés : l’articulation entre arrêt maladie et congés payés. C’est ce que nous allons éclaircir maintenant.

7. Arrêt maladie et congés payés : la nouvelle règle en clair

Acquisition de congés pendant un arrêt : ce qui est acquis

Pendant longtemps, l’arrêt maladie a été synonyme de gel des congés payés. Ce n’est plus le cas. En 2026, la règle est désormais claire : un salarié continue d’acquérir des congés payés pendant un arrêt de travail, y compris lorsque la maladie n’est pas d’origine professionnelle. Cette évolution, issue de la mise en conformité du droit français avec le droit européen, a profondément changé la lecture des compteurs de congés.

Concrètement, lorsque l’arrêt est lié à une maladie ou un accident non professionnel, l’acquisition se poursuit à un rythme spécifique. Le salarié cumule deux jours ouvrables par mois, dans la limite de vingt-quatre jours ouvrables par période de référence, soit l’équivalent de quatre semaines. Ce plafond explique pourquoi certains salariés constatent que leur compteur continue de progresser… puis semble s’arrêter en cours d’année.

En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, le régime est plus favorable. L’acquisition des congés se fait au rythme “classique”, soit deux jours et demi ouvrables par mois, et surtout sans la limite d’un an qui existait auparavant. Pour les arrêts longs liés à un accident ou à une pathologie professionnelle, la différence peut être significative.

Cette distinction entre maladie “classique” et accident du travail est essentielle pour comprendre les variations de droits en 2026. Elle permet aussi de relativiser certaines idées reçues : non, être en arrêt maladie ne signifie plus perdre automatiquement ses congés.

Report des congés si vous tombez malade pendant vos congés

L’autre grande source de confusion concerne les congés déjà posés. Que se passe-t-il si la maladie survient pendant ou avant les vacances ? Là encore, la règle a évolué et mérite d’être posée clairement.

Si un salarié tombe malade pendant ses congés payés, les jours concernés par l’arrêt ne sont plus considérés comme des congés perdus. À condition de prévenir l’employeur et de transmettre un arrêt de travail, les jours qui coïncident avec la période de maladie doivent être reportés. Cette solution, longtemps débattue, est désormais sécurisée par la jurisprudence et reprise par Service-public.fr. En pratique, cela signifie que les vacances “interrompues” par la maladie pourront être prises ultérieurement.

La logique est la même lorsque l’arrêt maladie intervient avant le départ en congés et empêche le salarié de les prendre. Les congés non consommés ne disparaissent pas. Ils font l’objet d’un report, dans un cadre désormais clairement reconnu par le droit français. Le salarié n’a donc pas à choisir entre se soigner et “sacrifier” ses jours de repos.

Un point reste toutefois central : le justificatif. Sans arrêt de travail transmis à l’employeur, le mécanisme de report ne s’enclenche pas. La règle protège le salarié, mais elle suppose que les démarches soient faites correctement et dans les délais.

En 2026, l’articulation entre arrêt maladie et congés payés est donc plus protectrice qu’auparavant, mais aussi plus technique. Comprendre ces nouvelles règles permet d’éviter des pertes de droits silencieuses et de dialoguer plus sereinement avec l’employeur.

Transition naturelle : une fois ces règles assimilées, il reste à aborder des situations plus particulières, souvent sources d’inquiétude : arrêts prolongés, arrêts successifs, affection de longue durée… Autant de cas spécifiques qui méritent un éclairage précis.

8. Cas particuliers : prolongation, arrêt fractionné, ALD

Arrêts successifs : quand la carence ne s’applique plus

Lorsqu’un arrêt maladie se prolonge ou se répète, beaucoup de salariés redoutent une nouvelle perte de revenus liée au délai de carence. Pourtant, en 2026, tous les arrêts successifs ne sont pas traités de la même manière.

Lorsque le médecin établit une prolongation, il ne s’agit pas d’un nouvel arrêt, mais de la continuité du précédent. Dans ce cas, le délai de carence ne se réapplique pas. Les indemnités journalières reprennent immédiatement, sans nouveau “trou” de trois jours. La même logique s’applique lorsque le salarié reprend brièvement le travail — moins de quarante-huit heures — avant de retomber malade pour une cause médicale identique. L’Assurance maladie considère alors qu’il s’agit d’une continuité, et non d’un arrêt distinct.

C’est ici que le formalisme médical joue un rôle central. Une reprise un peu plus longue, ou un certificat rédigé comme un nouvel arrêt plutôt qu’une prolongation, peut suffire à réactiver le délai de carence. Pour le salarié, la différence est invisible sur le papier, mais elle se traduit très concrètement sur le compte bancaire. La vigilance est donc de mise, notamment lorsque l’état de santé fluctue ou nécessite plusieurs périodes d’arrêt rapprochées.

ALD : règles spécifiques à connaître

Les règles changent encore lorsque l’arrêt est lié à une Affection de Longue Durée, plus connue sous l’acronyme ALD. Ces pathologies chroniques ou graves bénéficient d’un cadre spécifique, destiné à éviter une pénalisation financière répétée pour des maladies qui s’inscrivent dans le temps.

En cas d’arrêt en lien avec une ALD reconnue par l’Assurance Maladie, le délai de carence de trois jours ne s’applique qu’une seule fois. Cette carence unique vaut pour une période de trois ans, couvrant l’ensemble des arrêts liés à la même affection. Concrètement, après le premier arrêt, les suivants sont indemnisés dès le premier jour.

L’ALD ouvre également droit à une durée d’indemnisation plus longue. Alors qu’un arrêt maladie “classique” est indemnisé dans la limite de douze mois sur une période de trois ans, les arrêts liés à une ALD peuvent donner lieu au versement d’indemnités journalières jusqu’à trois ans. Cette protection renforcée est toutefois encadrée : le service médical de la CPAM peut intervenir, demander des justificatifs ou réévaluer la situation au fil du temps.

Un point reste essentiel et souvent négligé : pour bénéficier de ces règles spécifiques, l’ALD doit être officiellement reconnue, et le lien entre l’arrêt et l’affection doit être clairement mentionné sur le certificat médical. Une pathologie lourde non déclarée comme ALD est traitée comme une maladie “classique”, avec toutes les conséquences que cela implique.

En définitive, les cas particuliers ne sont pas des exceptions marginales. Ils concernent de nombreux salariés confrontés à des parcours de soins complexes ou prolongés. Comprendre ces règles permet d’éviter des pertes de droits silencieuses et de sécuriser son indemnisation sur la durée.

Transition naturelle : après ces périodes parfois longues d’arrêt, vient souvent le moment délicat de la reprise du travail. Et c’est là que les choses se compliquent encore, notamment lorsqu’un aménagement ou un mi-temps thérapeutique entre en jeu.

9. Reprise du travail : le moment où ça se complique souvent

Reprise simple vs reprise avec aménagement

Après plusieurs jours, parfois plusieurs semaines d’arrêt, la reprise du travail est rarement un simple retour à la normale. Sur le papier, elle peut sembler évidente : l’arrêt prend fin, le salarié revient à son poste. Dans la réalité, c’est souvent un moment délicat, à la fois physiquement, psychologiquement et administrativement.

La reprise simple correspond au scénario le plus direct. Le médecin met fin à l’arrêt de travail et le salarié reprend à temps plein, sans aménagement particulier. Dans certains cas, une visite de reprise avec le médecin du travail est organisée, notamment après un arrêt long. Elle permet de vérifier que le poste est compatible avec l’état de santé et, si nécessaire, de proposer des ajustements.

Mais bien souvent, cette reprise “brute” n’est pas la plus adaptée. Fatigue persistante, douleurs, appréhension de la charge de travail ou du rythme : le retour peut se révéler plus éprouvant que prévu. C’est dans ces situations que la reprise avec aménagement prend tout son sens. Il peut s’agir d’un ajustement temporaire des horaires, d’une modification des tâches ou d’une organisation différente du travail, discutée avec l’employeur et, le cas échéant, le médecin du travail. L’objectif est simple : permettre un retour progressif, sans compromettre la santé ni la relation de travail.

Mi-temps thérapeutique : à qui demander et comment

Lorsque la reprise à temps plein n’est pas envisageable immédiatement, le mi-temps thérapeutique constitue une solution clé, encore trop mal connue. Il permet au salarié de reprendre une activité à temps partiel pour raisons médicales, tout en continuant à percevoir une indemnisation.

La démarche commence par une prescription médicale. Le médecin traitant — parfois en lien avec le médecin du travail — estime qu’une reprise progressive est préférable à un retour complet. Il prescrit alors un temps partiel thérapeutique, en précisant la durée et le rythme envisagés. Cette prescription ne suffit toutefois pas à elle seule : l’organisation concrète doit être acceptée par l’employeur.

L’employeur joue ici un rôle central. Il doit valider la faisabilité du dispositif et établir une attestation précisant les conditions de reprise. Ce document, transmis à l’Assurance Maladie, permet à la caisse de maintenir le versement d’indemnités journalières, en complément du salaire correspondant au temps réellement travaillé. Le salarié perçoit ainsi une combinaison de rémunération et d’IJ, destinée à limiter la perte de revenus pendant cette phase de transition.

La durée du mi-temps thérapeutique n’est pas figée par la loi. Elle dépend de l’évolution de l’état de santé et peut être ajustée ou renouvelée si nécessaire. Dans la pratique, c’est un équilibre à trouver entre les besoins du salarié, les contraintes de l’entreprise et l’avis médical. Lorsque le dialogue est fluide, ce dispositif permet souvent d’éviter une rechute ou un nouvel arrêt complet.

Pour un cadre clair et accessible, les démarches et principes applicables sont détaillés sur Service-public.fr, qui rappelle notamment que le mi-temps thérapeutique repose sur un accord entre les trois acteurs : salarié, médecin et employeur.

Au fond, la reprise du travail n’est pas un simple point final à l’arrêt maladie. C’est une phase à part entière, qui mérite d’être préparée. Une reprise trop rapide peut fragiliser durablement, tandis qu’une reprise progressive bien accompagnée peut, au contraire, sécuriser le retour à l’emploi et préserver la santé sur le long terme.

Transition naturelle : une fois ces mécanismes compris, il reste à répondre aux questions très concrètes que se posent presque tous les salariés. C’est l’objet de la FAQ arrêt maladie 2026, pour lever les derniers doutes.

10. FAQ arrêt maladie 2026 : les réponses claires aux vraies questions

Réponses courtes, nettes, actionnables

Puis-je sortir librement pendant un arrêt maladie ?
Oui, si le médecin l’a autorisé sur l’arrêt de travail. En l’absence d’horaires de sortie précisés, les sorties sont dites “libres”, mais elles doivent rester compatibles avec l’état de santé. Une activité incohérente avec l’arrêt peut entraîner une suspension des indemnités.

Que se passe-t-il si j’envoie mon arrêt en retard ?
Un envoi tardif est enregistré par la CPAM. La première fois, cela donne le plus souvent lieu à un avertissement. En cas de récidive dans un délai de deux ans, l’indemnisation peut être réduite. Côté employeur, un retard peut aussi bloquer le complément de salaire.

Pourquoi je ne touche rien les premiers jours ?
Parce qu’il existe un délai de carence de trois jours en maladie non professionnelle. Les indemnités journalières sont versées à partir du quatrième jour, même si l’arrêt est parfaitement justifié.

Combien vais-je toucher exactement pendant mon arrêt ?
Les indemnités journalières correspondent à environ 50 % du salaire journalier de base, dans la limite d’un plafond. Si votre salaire est supérieur à ce plafond, la perte de revenu peut être importante, sauf si un complément employeur ou une prévoyance viennent compenser.

Pourquoi je ne reçois rien de la CPAM alors que je suis indemnisé ?
C’est souvent lié à la subrogation. Lorsque l’employeur maintient le salaire, il peut percevoir directement les indemnités journalières. Vous continuez alors à être payé, mais sans virement distinct de l’Assurance Maladie.

Mon employeur peut-il me licencier pendant un arrêt maladie ?
On ne peut pas vous licencier parce que vous êtes malade. En revanche, un licenciement reste possible pour un motif extérieur à la maladie (désorganisation de l’entreprise avec remplacement définitif, motif économique, disciplinaire ou inaptitude). C’est la motivation réelle qui fait la légalité.

Est-ce que je continue d’acquérir des congés payés pendant mon arrêt ?
Oui. En 2026, l’acquisition de congés payés pendant un arrêt maladie est reconnue, y compris en maladie non professionnelle, dans certaines limites. Les règles sont désormais clairement intégrées dans le droit français et expliquées sur Service-public.fr.

Si je tombe malade pendant mes congés, est-ce que je les perds ?
Non. Si vous êtes en arrêt maladie pendant vos congés et que vous en informez l’employeur, les jours concernés peuvent être reportés. La maladie “interrompt” les congés.

Puis-je reprendre le travail avant la fin de mon arrêt ?
Oui, à condition qu’un médecin mette fin à l’arrêt. Une reprise anticipée sans validation médicale expose à un refus d’indemnisation en cas de problème.

Le mi-temps thérapeutique est-il automatique ?
Non. Il nécessite une prescription médicale, l’accord de l’employeur et la validation de la CPAM. Lorsqu’il est bien préparé, il permet une reprise progressive et sécurisée.


En 2026, l’arrêt maladie reste un droit essentiel, mais il est entouré de règles précises, parfois techniques. Mieux les comprendre, c’est éviter les pertes de revenus, les tensions inutiles et les mauvaises surprises.
👉 Sur mondedutravail.fr, l’objectif est simple : vous permettre de traverser un arrêt maladie informé, protégé et serein.

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Driss
Driss
Consultant Expert en Ressources Humaines et Prévention des Risques Professionnels. Fondateur du cabinet CHIFAA à Bordeaux, Driss Rezzoum dirige la ligne éditoriale de Mondedutravail.fr. Spécialiste de la santé au travail (RPS, Burn-out) et du droit social, il intervient quotidiennement en entreprise pour garantir la sécurité et le bien-être des salariés. Sur ce média, il s'engage à rendre l'expertise juridique et RH accessible à tous, en validant chaque guide pour garantir sa conformité avec la législation française actuelle.

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