Créer une micro-entreprise est, aujourd’hui plus que jamais, une solution idéale pour se lancer rapidement dans une activité indépendante, tester un projet ou générer un revenu complémentaire. En 2025, le statut a connu quelques ajustements notables, notamment en ce qui concerne les plafonds, les formalités de création et les obligations déclaratives. Cet article vous guide pas à pas pour comprendre comment créer une micro-entreprise en 2025, en vous fournissant des conseils pratiques et les démarches actualisées.
Qu’est-ce qu’une micro-entreprise en 2025 ?
Avant de plonger dans les étapes concrètes, il est essentiel de rappeler ce qu’est une micro-entreprise. Il ne s’agit pas d’un type d’activité, mais d’un régime simplifié de l’entreprise individuelle. Ce régime permet de bénéficier de formalités allégées, d’un calcul simplifié des cotisations sociales et d’un mode d’imposition particulier.
Les principaux avantages en 2025
En 2025, la micro-entreprise séduit toujours autant grâce à :
- Une création rapide, 100 % en ligne ;
- L’absence de capital social requis ;
- Une comptabilité simplifiée (recettes uniquement) ;
- Un prélèvement libératoire d’impôt possible (sous conditions) ;
- Un régime fiscal adapté aux débutants comme aux expérimentés.
Étape 1 : Déterminer si le régime est adapté à votre projet
Même si la micro-entreprise présente de nombreux avantages, il convient d’abord de s’assurer qu’elle est adaptée à votre situation. Posez-vous les bonnes questions :
- Souhaitez-vous tester une idée avec peu de risques ?
- Votre activité implique-t-elle peu de charges ?
- Votre chiffre d’affaires prévisionnel reste-t-il dans les plafonds autorisés ?
Les plafonds de chiffre d’affaires en 2025
Les seuils de chiffre d’affaires à ne pas dépasser en 2025 sont les suivants :
- 188 700 € pour les activités de vente de marchandises, restauration ou hébergement ;
- 77 700 € pour les prestations de services et les professions libérales relevant du régime BNC ou BIC.
Dépasser ces plafonds ne vous fait pas perdre votre activité, mais vous fera sortir du régime micro-social et/ou micro-fiscal à terme.
Étape 2 : Choisir l’activité et vérifier sa réglementation
Il est crucial de bien définir l’activité exercée. En effet, certaines professions ne peuvent pas bénéficier du régime micro-entrepreneur : les professions réglementées (avocat, expert-comptable, médecin…), les activités agricoles relevant de la MSA, ou encore certaines activités artistiques relevant de la Maison des Artistes.
Attention aux activités réglementées
Certaines activités nécessitent des qualifications ou des autorisations :
- Coiffeur, esthéticienne : diplôme obligatoire ;
- Chauffeur VTC : carte professionnelle et formation ;
- Vente d’aliments : respect des normes d’hygiène (HACCP) indispensable.
Il est donc indispensable de se renseigner en amont auprès des Chambres de Métiers et de l’Artisanat ou des Chambres de Commerce.
Étape 3 : Réaliser la déclaration de début d’activité
Depuis 2023, la création de micro-entreprise se fait exclusivement via le guichet unique sur le site de l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle).
Comment procéder en 2025
Voici les étapes à suivre :
- Rendez-vous sur le site officiel : procedures.inpi.fr ;
- Créez un compte personnel sécurisé ;
- Remplissez le formulaire en ligne avec les informations suivantes :
- Identité complète ;
- Adresse de l’entreprise (domicile ou local) ;
- Nature précise de l’activité ;
- Choix du régime fiscal (versement libératoire ou non) ;
- Date de début d’activité souhaitée.
À la fin de la procédure, vous recevrez un accusé de réception, puis votre numéro SIRET sous quelques jours.
Un seul formulaire pour tous
Le guichet unique a été conçu pour centraliser toutes les démarches, quel que soit le type d’activité. Ainsi, plus besoin de s’adresser à l’Urssaf, à la CMA ou à la CCI directement. Le traitement est plus fluide, bien que les délais puissent varier.
Étape 4 : Comprendre vos obligations après l’immatriculation
Créer sa micro-entreprise, ce n’est que le début. Pour assurer la pérennité de votre activité, il est fondamental de connaître les obligations qui vous incombent.
Cotisations sociales
Vous devez déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois ou chaque trimestre (selon votre choix initial) sur le site de l’Urssaf. Le montant de vos cotisations dépend de votre activité :
- 12,3 % pour les ventes de marchandises ;
- 21,1 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales ;
- 21,1 % pour les professions libérales affiliées à la Cipav.
En cas de chiffre d’affaires nul, vous n’avez pas de cotisations à payer, mais la déclaration reste obligatoire.
Fiscalité : versement libératoire ou impôt classique
Deux options s’offrent à vous :
- Le versement libératoire vous permet de payer votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations, en pourcentage du chiffre d’affaires ;
- Le régime micro-fiscal classique applique un abattement forfaitaire (71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité) avant l’imposition.
Le choix doit être fait lors de la création ou au plus tard le 30 septembre pour une application l’année suivante.
Assurance et compte bancaire
Bien que l’obligation de compte bancaire dédié ait été supprimée en 2024 pour les micro-entreprises réalisant moins de 10 000 € par an pendant 2 années consécutives, il reste fortement conseillé d’en ouvrir un pour séparer vos finances personnelles et professionnelles.
De plus, selon votre activité, une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) peut être obligatoire ou vivement recommandée.
Étape 5 : Gérer au quotidien et anticiper votre développement
Au-delà de la création, la gestion quotidienne est un enjeu clé pour la réussite de votre projet.
Tenue d’un registre des recettes
Même si la comptabilité est simplifiée, vous devez :
- Tenir un livre des recettes à jour ;
- Conserver toutes les factures émises et les justificatifs ;
- Numéroter vos factures de manière chronologique et continue.
Facturation conforme
Chaque facture doit contenir certaines mentions obligatoires : nom et adresse, numéro SIRET, date, description de la prestation, prix HT, TVA (si applicable), etc. Depuis 2025, l’usage d’un logiciel de facturation certifié est recommandé.
Anticiper la sortie du régime
Si votre chiffre d’affaires explose – ce que l’on vous souhaite –, vous pourriez dépasser les plafonds. Dans ce cas, vous sortirez progressivement du régime et devrez opter pour l’entreprise individuelle classique ou l’EURL/SASU. Il est donc important d’y penser à l’avance et de prévoir une évolution juridique adaptée.
En résumé : les points clés à retenir
Pour récapituler, voici les principales étapes pour créer votre micro-entreprise en 2025 :
- Vérifier que votre activité est éligible au régime ;
- Choisir votre activité avec précision et vérifier sa réglementation ;
- Réaliser la déclaration en ligne via le site de l’INPI ;
- Attendre votre numéro SIRET et respecter les premières obligations ;
- Déclarer votre chiffre d’affaires régulièrement et gérer votre activité sérieusement.
Créer une micro-entreprise est donc un parcours accessible et rapide, mais qui demande un minimum de rigueur pour éviter les erreurs fréquentes. Plus vous anticiperez vos obligations, plus vous serez serein dans la gestion quotidienne.
FAQ – Vos questions fréquentes sur la création de micro-entreprise en 2025
Quel est le coût de création d’une micro-entreprise ?
La déclaration est gratuite. Toutefois, certaines activités réglementées peuvent nécessiter des frais (immatriculation au RM, assurances, formations…).
Combien de temps faut-il pour obtenir son SIRET ?
En général, entre 3 et 10 jours ouvrés après la déclaration sur le site de l’INPI.
Peut-on cumuler micro-entreprise et emploi salarié ?
Oui, c’est possible, à condition de respecter les clauses de votre contrat de travail (notamment la clause d’exclusivité) et de ne pas concurrencer votre employeur.
Faut-il un diplôme pour créer une micro-entreprise ?
Pas forcément. Toutefois, certaines activités (artisanales, paramédicales, etc.) exigent des qualifications ou certifications spécifiques.
Peut-on facturer à des entreprises à l’étranger ?
Oui, mais attention aux règles de TVA et aux obligations fiscales spécifiques.
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