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Comment réduire les tensions sur le marché du travail ? 

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Selon les chiffres publiés par DARES le 08 septembre 2022, après une baisse en 2020, les tensions sur le marché du travail connaissent une nette augmentation et atteignent, en 2021, leur niveau record depuis dix ans. Malgré un marché du travail propice, en France,  approximativement une entreprise sur deux se trouve en difficultés de recrutement. Le métier est dit en tension lorsqu’un déséquilibre entre la demande d’emploi et l’offre subsiste. En d’autres mots, il s’agit des métiers, qui essayent de recruter des nouveaux collaborateurs, mais se trouvent en difficultés de recrutement. Voici les solutions envisagées. 

Les tensions de recrutement : une problématique structurelle et qui revient régulièrement 

Depuis quelques années, ces difficultés n’ont fait que s’amplifier. Le phénomène se présente sous la forme d’une variété de situations, selon les spécificités des territoires, le type de formation nécessaire pour occuper un poste et les secteurs d’activité. Elles sont en hausse, dans presque tous les métiers et atteignent leur paroxysme dans ceux de télécommunications et de l’informatique, de l’industrie et du bâtiment et chez les infirmiers. En somme, en 2021, sept métiers sur dix se trouvent en situation de tension forte.  

La cause des tensions diffère d’un métier à l’autre. Mais en réalité, l’insuffisance de main-d’œuvre disponible pour les métiers susmentionnés et l’intensité d’embauches dans le secteur bâtiment en sont les causes principales. Bon nombre de métiers de la maintenance et de l’industrie sont concernés par ces tensions. Généralement, ces professions requièrent des formations et des compétences spécifiques, et manquent de main-d’œuvre. De plus, les conditions de travail, liées aux métiers d’ouvriers, sont souvent pénibles. 

Comment réduire les tensions de recrutement ? Voici les préconisations du CESE 

Les objectifs consistent à instaurer des conditions d’emploi et de travail plus attractives, à améliorer l’attractivité de formation et la reconnaissance des compétences. Ces préconisations visent en outre à mieux prendre en considération les enjeux territoriaux et prévoir les besoins en recrutement concernant les grandes transformations, parmi lesquelles : 

  • Entamer des négociations sur les avantages mutualisés au sein des branches professionnelles afin d’appuyer l’attractivité des métiers. Le CESE (Conseil économique, social et environnemental) émet une proposition selon laquelle ces avantages accordés aux salariés sont sujets à une exonération sociale et fiscale, sous réserve que la rémunération conventionnelle soit supérieure ou égale au Smic. 
  • Développer les offres d’accueil des jeunes enfants et réduire les couts engagés par les parents (en soutenant, par exemple, le crédit d’impôt famille ou le crédit d’impôt pour l’emploi). Le but est d’accorder une situation qui privilégie la conciliation vie personnelle/vie professionnelle. 
  • Favoriser l’embauche des jeunes sur les métiers en tension et des femmes dans les filières avec des statistiques en déséquilibre. 
  • Soutenir les activités de production, de services et de distribution, par la création des groupements d’employeurs qui peuvent apporter une solution réaliste aux tensions de recrutement. Celles-ci touchent les petites structures, ne bénéficiant pas pleinement de différents moyens financiers influents ou de services de ressources humaines. 

Que faire le gouvernement pour y remédier ? 

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