La santé mentale au travail : ressources et conseils pour les employés

Plus d’un tiers des travailleurs français est en détresse psychologique, un chiffre en hausse constante. La majorité de ces personnes estiment que leur mal-être est directement lié au travail. Les conséquences sont réelles : démotivation, burn out, dépression, arrêts maladies et parfois tentatives de suicide. Face à cette situation alarmante, que faire pour le mieux-être des travailleurs ? Il existe quelques ressources pour y faire face, et il convient aussi d’adopter certains réflexes. 

Les troubles de la santé mentale au travail : ce qu’il faut savoir

Des circonstances malaisantes dans le contexte professionnel peuvent entraîner l’effritement progressif de la santé mentale des collaborateurs. Il peut être causé par un rythme et une intensité de travail trop intenses, une mauvaise ambiance ou encore par une rémunération peu attractive. 

En conséquence, le travailleur rumine des idées noires, se laisse gagner par un mal-être aux conséquences insidieuses et perd sa motivation. Il en résulte une baisse de la productivité, de l’absentéisme et un désengagement professionnel. Dans le meilleur des cas, on assiste au “quiet quitting”, une situation dans laquelle le travailleur va faire le minimum et ne jamais dépasser les fonctions de sa fiche de poste. La démission est aussi fréquente : le travailleur va alors chercher à se reposer ou à trouver un emploi où sa santé mentale sera moins malmenée. 

Dans les pires des cas, ce mal-être professionnel va se manifester par des troubles du sommeil, de la dépression, un burn-out et un arrêt maladie, souvent à prolongations. Les personnes les plus vulnérables peuvent avoir des pensées suicidaires et certaines pourront même passer à l’acte. 

Les démographies dont la santé mentale est la plus fragile au travail sont les jeunes, les femmes et les seniors. 

Comment améliorer la santé mentale au travail ?

Il existe des formations de premiers secours en santé mentale. Elles permettent de déceler les premiers signes de troubles mentaux et de reconnaître les collaborateurs qui souffrent. 

Les salariés concernés n’ont pas toujours le réflexe d’en parler, par peur d’être incompris ou jugé, que cela ait un impact négatif sur leur carrière ou que leur parole soit remise en question. Ainsi, une première chose à faire est d’ouvrir le dialogue en créant une cellule de communication basée sur la bienveillance et encadrée par un expert. Des actions doivent ensuite être entreprises afin de régler les problèmes à leur source et de créer un environnement de travail positif.

Les travailleurs peuvent aussi adopter quelques comportements pour un meilleur-être dans le contexte professionnel : 

  • bien délimiter vie professionnelle et personnelle,
  • s’accorder des pauses toutes les 2 heures minimum,
  • demander de l’aide et déléguer certaines tâches,
  • respecter ses limites et apprendre à dire non,
  • améliorer son organisation en structurant son temps,
  • célébrer les victoires, même petites. 

Si une personne souffre déjà, il faut prendre rendez-vous auprès de la médecine du travail pour attester de son état. Ces professionnels pourront ensuite définir ce qu’il y a de mieux à faire pour le travailleur afin qu’il aille mieux d’une part et d’autre part pour qu’il puisse revenir travailler par la suite. Cela peut impliquer une adaptation de son poste de travail ou de ses fonctions afin d’éviter que sa santé mentale ne soit de nouveau affectée. 

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