Le risque routier est la première cause de mortalité au travail en France. Chaque année, plusieurs centaines de salariés perdent la vie sur la route dans le cadre de leur activité professionnelle — lors d’un déplacement pour un client, d’une livraison ou simplement sur le trajet entre leur domicile et leur lieu de travail. Pourtant, ce risque reste trop souvent sous-estimé, voire ignoré dans les entreprises.
Ce que beaucoup de salariés ignorent : l’employeur a des obligations légales précises pour prévenir ce risque. Et si un accident survient sans que ces obligations aient été respectées, sa responsabilité — civile, voire pénale — peut être engagée. De votre côté, en tant que salarié, connaître ces règles vous permet de savoir ce à quoi vous avez droit, mais aussi de comprendre les démarches à suivre si vous êtes victime.
Dans cet article, on fait le point complet sur le risque routier professionnel en 2026 : définition, obligations de l’employeur, droits du salarié, et bonnes pratiques de prévention.
Qu’est-ce que le risque routier professionnel ?
Le risque routier professionnel recouvre deux catégories distinctes, avec des implications juridiques très différentes.
Le risque mission : les déplacements dans le cadre du travail
Il s’agit de tout déplacement effectué pour le compte de l’employeur : visite client, livraison, déplacement inter-sites, chantier, réunion externe… Le salarié est alors considéré comme étant sous l’autorité de l’employeur durant tout le trajet. En cas d’accident, il s’agit d’un accident du travail au sens de l’article L411-1 du Code de la Sécurité Sociale, avec toutes les protections qui en découlent (prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, indemnités journalières sans délai de carence, protection contre le licenciement pendant l’arrêt).
Le risque trajet : domicile-travail et pauses repas
Il concerne les trajets entre le domicile et le lieu de travail, ou entre le lieu de travail et le lieu de restauration habituel (L411-2 CSS). Ce n’est pas un accident du travail au sens strict, mais un accident de trajet — qui ouvre des droits similaires, mais avec quelques nuances importantes (voir notre article dédié sur les droits en cas d’accident de trajet).
À retenir : la distinction mission/trajet est fondamentale. Un salarié renversé en allant chercher un colis pour son entreprise est en accident du travail. Le même salarié renversé en allant chercher son sandwich à midi est en accident de trajet. Les droits sont proches, mais les procédures et les recours diffèrent.
Les chiffres du risque routier professionnel en 2026
D’après les données publiées par l’INRS et la Sécurité Routière :
- Le risque routier représente environ 40 % des accidents mortels du travail en France
- Les accidents de trajet comptent pour une part significative des accidents avec arrêt déclarés chaque année à l’Assurance Maladie
- Les secteurs les plus exposés sont le BTP, le transport, le commerce itinérant et les services à domicile
- Les conducteurs de poids lourds, les VRP et les techniciens itinérants figurent parmi les profils les plus à risque
⚖️ Accident de trajet ou accident du travail ?
Répondez aux questions suivantes pour identifier la qualification juridique probable de votre accident. Ce résultat est indicatif : seule la CPAM (et, en cas de litige, les tribunaux) procède à la qualification définitive.
1. Où vous trouviez-vous au moment de l’accident ?
2. Votre trajet correspondait-il à votre itinéraire habituel, ou avez-vous fait un détour ?
Ce que cela signifie pour vous
Ce résultat est une orientation générale basée sur les règles habituelles (Art. L411-1 et L411-2 du Code de la Sécurité Sociale). En cas de doute ou de litige sur la qualification, rapprochez-vous de votre CPAM, de votre CSE/CSSCT ou d’un conseil juridique.
Quelles sont les obligations légales de l’employeur en 2026 ?
L’intégration obligatoire dans le DUERP
Depuis la loi du 2 août 2021 (décret d’application du 18 mars 2022), le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) doit être mis à jour au moins une fois par an dans les entreprises d’au moins 11 salariés, et à chaque évolution significative des conditions de travail.
Le risque routier — mission et trajet — doit y figurer explicitement, avec une évaluation de la fréquence et de la gravité des expositions, et un plan d’actions associé. L’absence de prise en compte du risque routier dans le DUERP constitue un manquement à l’obligation générale de sécurité de l’employeur (Art. L4121-1 du Code du Travail).
Pour en savoir plus sur le DUERP et sa structure, consultez notre guide complet sur le Document Unique.
Le PAPRIPACT dans les entreprises d’au moins 50 salariés
Dans les entreprises de 50 salariés et plus, les actions issues du DUERP doivent être formalisées dans un Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail (PAPRIPACT). Ce document, soumis à la consultation du CSE, doit mentionner les actions prévues pour réduire le risque routier, les ressources allouées, les délais et les indicateurs de suivi.
Notre article dédié vous explique en détail comment construire un PAPRIPACT efficace.
L’obligation de formation et d’information
L’article L4121-1 du Code du Travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés. Cela inclut :
- Des actions de formation à la sécurité routière (conduite préventive, gestion de la fatigue, risques liés au téléphone…)
- Des instructions claires sur les comportements attendus (interdiction du téléphone tenu en main, respect des temps de conduite et de pause…)
- La mise à disposition d’équipements conformes et entretenus
Les obligations spécifiques liées aux véhicules
L’employeur qui met des véhicules à disposition de ses salariés a des obligations supplémentaires :
- Entretien régulier du parc automobile (contrôle technique, pneumatiques, éclairage…)
- Vérification du permis de conduire des conducteurs : la jurisprudence rappelle régulièrement que l’employeur peut voir sa responsabilité engagée s’il confie un véhicule à un salarié dont il savait — ou ne pouvait raisonnablement ignorer — que le permis était suspendu ou invalide
- En cas d’infraction au volant d’un véhicule de société, l’employeur doit depuis le 1er janvier 2017 désigner le conducteur fautif sous peine d’amende
La responsabilité pénale de l’employeur
En cas d’accident grave impliquant un salarié en mission, la responsabilité pénale de l’employeur peut être engagée pour mise en danger de la vie d’autrui (Art. 223-1 du Code Pénal) ou pour homicide ou blessures involontaires (Art. 221-6 et 222-19 CP) si une faute de négligence ou d’imprudence est démontrée — par exemple, l’absence de formation, des horaires imposant des trajets épuisants, ou un véhicule défectueux laissé en circulation.
Quels sont les droits du salarié en matière de risque routier ?
Le droit de refuser une mission dangereuse
Tout salarié a le droit de se retirer d’une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé (Art. L4131-1 du Code du Travail). Ce droit de retrait s’applique également au risque routier : un salarié peut légalement refuser de prendre le volant s’il est épuisé, si le véhicule est défectueux, ou si les conditions météorologiques rendent le trajet objectivement dangereux.
Pour comprendre comment exercer ce droit, consultez notre article sur le droit de retrait en cas de danger grave et imminent.
Piège à éviter : le droit de retrait ne doit pas être confondu avec un simple refus de travail. Il doit être notifié à l’employeur immédiatement, et ne peut pas être exercé de manière abusive. En cas de doute, alertez aussi votre représentant CSE/CSSCT.
Le droit à la formation sécurité routière
Le salarié peut demander à bénéficier d’une formation à la conduite préventive ou à la sécurité routière dans le cadre du plan de développement des compétences de l’entreprise. Dans les secteurs où la conduite est inhérente au poste (transport, BTP, VRP…), cette formation peut être obligatoire.
La prise en charge en cas d’accident
En cas d’accident de mission (accident du travail), le salarié bénéficie :
- De la prise en charge à 100 % des soins sans avance de frais
- D’indemnités journalières sans délai de carence, calculées sur la base du salaire brut
- D’une protection contre le licenciement pendant l’arrêt (sauf faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat)
- En cas d’incapacité permanente, d’une rente viagère calculée sur le taux d’incapacité reconnu
Pour un accident de trajet, les droits sont proches mais quelques règles diffèrent : consultez notre article complet sur les droits après un accident de trajet.
Le rôle du CSE et de la CSSCT
Dans les entreprises dotées d’un CSE, les élus ont un rôle essentiel dans la prévention du risque routier : ils peuvent consulter le DUERP, proposer des actions dans le cadre du PAPRIPACT, et alerter l’employeur en cas de situation dangereuse. Dans les entreprises de plus de 300 salariés (et certaines plus petites sur accord), la CSSCT (Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail) dispose de prérogatives spécifiques en matière d’analyse des risques.
Comment prévenir efficacement le risque routier en entreprise ?
Étape 1 : évaluer précisément les expositions
Avant toute action, il faut savoir qui est concerné et dans quelle mesure. Cette évaluation doit intégrer :
- Le nombre de kilomètres parcourus par salarié et par an
- Les types de trajets (domicile-travail, missions courtes, grands déplacements)
- Les horaires atypiques qui augmentent le risque de fatigue (nuit, très tôt le matin…)
- Les comportements observés : usage du téléphone, non-respect des limitations, pauses insuffisantes
Cette analyse est directement intégrée dans le DUERP et sert de base au plan d’actions.
Étape 2 : mettre en place une politique de déplacements
Une bonne politique de déplacements professionnels repose sur des règles claires, connues de tous, et applicables :
- Interdiction formelle d’utiliser le téléphone tenu en main au volant (amende de 135 € + retrait de 3 points — mais surtout, risque d’accident multiplié par 3)
- Obligation de pauses toutes les 2 heures minimum sur les longs trajets
- Règles météo : possibilité de reporter ou d’annuler un déplacement en cas de conditions dangereuses (verglas, neige, brouillard épais)
- Interdiction de conduire après une consommation d’alcool ou de certains médicaments (liste des médicaments avec pictogramme de prudence disponible sur ameli.fr)
- Vérification des documents avant la prise de route (permis valide, assurance à jour, contrôle technique)
Étape 3 : former et sensibiliser régulièrement
La formation ne doit pas être un événement ponctuel mais un processus continu. Plusieurs formats sont efficaces :
- Ateliers de conduite préventive sur circuit ou en conditions réelles
- Formations e-learning sur les risques routiers (plusieurs organismes proposent des modules adaptés)
- Rappels réguliers via affichage, newsletter interne, ou réunions de sécurité (quart d’heure sécurité)
- Analyse des accidents et quasi-accidents pour en tirer des enseignements collectifs
Les formations à la sécurité au travail, y compris routière, peuvent être financées dans le cadre du plan de développement des compétences.
Étape 4 : utiliser les outils technologiques disponibles
Les nouvelles technologies offrent des leviers concrets pour réduire le risque :
- Boîtiers télématiques embarqués : ils analysent en temps réel les comportements (excès de vitesse, freinages brusques, temps de conduite) et permettent un retour personnalisé aux conducteurs
- Applications de détection de fatigue : certains véhicules récents intègrent des capteurs qui alertent le conducteur en cas de signes d’endormissement
- Géolocalisation : en cas d’accident ou de panne, elle permet une intervention rapide
- Systèmes d’aide à la conduite (ADAS) : freinage d’urgence automatique, alerte de franchissement de ligne… Ces équipements réduisent significativement la gravité des accidents
Attention : l’utilisation de boîtiers de géolocalisation ou de systèmes de suivi des véhicules doit respecter les règles du RGPD. Les salariés doivent être informés du dispositif, le CSE consulté lorsqu’il existe et le traitement intégré à la documentation de conformité de l’entreprise. Un dispositif mis en œuvre en violation des règles de protection des données peut exposer l’employeur à des sanctions.
Étape 5 : encourager les alternatives à la voiture individuelle
Réduire le nombre de kilomètres parcourus est la mesure de prévention la plus efficace :
- Visioconférence pour remplacer les déplacements non indispensables
- Plan de Mobilité (PDM) : un outil reconnu pour réduire les trajets domicile-travail en voiture individuelle et favoriser des déplacements plus sûrs (voir section dédiée ci-dessous)
- Covoiturage entre collègues (prime covoiturage possible)
- Transports en commun et vélo : prise en charge obligatoire à 50 % des abonnements transport en commun, et forfait mobilités durables jusqu’à 700 €/an exonéré de charges
Étape 6 : mesurer et ajuster
Une politique de prévention sans indicateurs de suivi ne fonctionne pas sur la durée. Les indicateurs à mettre en place :
- Nombre d’accidents de mission et de trajet par an (avec taux de fréquence et de gravité)
- Nombre de jours d’arrêt liés au risque routier
- Taux de formation des conducteurs exposés
- Nombre de signalements et de quasi-accidents remontés
Ces données doivent être présentées annuellement au CSE et intégrées dans la mise à jour du DUERP.
🚗 Suis-je exposé au risque routier professionnel ?
Répondez aux 7 questions suivantes pour évaluer votre niveau d’exposition au risque routier dans le cadre de votre travail (mission et/ou trajet domicile-travail). Le résultat est indicatif et vous oriente vers les démarches utiles.
1. À quelle fréquence vous déplacez-vous pour le travail (hors trajet domicile-travail) ?
2. Quelle est la durée de votre trajet domicile-travail habituel ?
3. Vos déplacements professionnels impliquent-ils des horaires de nuit, très tôt le matin ou tardifs ?
4. Utilisez-vous votre téléphone (appels, GPS, messages) pendant vos trajets professionnels ?
5. Le véhicule utilisé pour vos déplacements professionnels (personnel ou de société) est-il entretenu et contrôlé régulièrement ?
6. Avez-vous reçu une formation à la sécurité routière ou à la conduite préventive dans le cadre de votre travail ?
7. Votre poste vous expose-t-il à de longs trajets sans pause prévue ou imposée par l’employeur ?
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Nos recommandations pour vous
Risque routier et Plan de Mobilité (PDM) : ce qu’il faut savoir
Le Plan de Mobilité (PDM), anciennement appelé Plan de Déplacement Entreprise (PDE), constitue un outil reconnu pour réduire les risques routiers et favoriser des déplacements plus sûrs et plus durables.
Selon la situation de l’entreprise, sa localisation et les accords applicables, certaines obligations de négociation ou de mise en œuvre de mesures de mobilité peuvent exister.
Contenu typique d’un PDM :
- Diagnostic des déplacements actuels (enquête mobilité)
- Objectifs de réduction ou de modification des modes de transport
- Actions concrètes (aménagements, incitations financières, communication)
- Indicateurs de suivi
Avantages pour l’entreprise : réduction des risques, économies sur le parc automobile, amélioration de la marque employeur, et dans certains cas, accès à des aides ou des labels.
✅ Mon employeur respecte-t-il ses obligations sécurité routière ?
Cochez, pour chaque point, « Oui », « Non » ou « Je ne sais pas ». À la fin, vous obtiendrez un diagnostic de conformité avec des pistes d’action concrètes si des manquements sont identifiés.
Votre entreprise compte-t-elle au moins 50 salariés ?
1. Le risque routier (mission et/ou trajet) est mentionné explicitement dans le DUERP de l’entreprise.
3. Une formation à la sécurité routière / conduite préventive a été proposée aux salariés concernés.
4. Des règles claires existent sur l’usage du téléphone au volant.
5. Les véhicules de service sont entretenus régulièrement (contrôle technique, pneus, éclairage…).
6. Le permis de conduire des salariés conduisant un véhicule de société est vérifié par l’employeur.
7. Des consignes existent en cas de conditions météo dangereuses (possibilité de reporter un trajet).
8. Si un dispositif de géolocalisation / télématique est utilisé, les salariés en ont été informés et le CSE a été consulté.
9. Le CSE/CSSCT est informé et consulté sur les questions de risque routier.
10. Des indicateurs de suivi (accidents, formations, signalements) sont présentés régulièrement.
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Points à améliorer et pistes d’action
FAQ — Risque routier en entreprise : les vraies questions des salariés
Mon employeur peut-il m’obliger à conduire si je me sens trop fatigué ?
Non. La fatigue au volant constitue un danger grave et imminent au sens de l’article L4131-1 du Code du Travail. Vous pouvez exercer votre droit de retrait, à condition d’en informer immédiatement votre employeur. Celui-ci ne peut pas vous sanctionner pour cela, sauf à démontrer que votre appréciation du danger était manifestement abusive.
J’ai eu un accident en allant chercher mon repas à midi : est-ce pris en charge ?
Oui, s’il s’est produit sur le trajet habituel entre votre lieu de travail et votre lieu de restauration. C’est un accident de trajet (Art. L411-2 CSS). La prise en charge est similaire à celle d’un accident du travail, avec quelques différences sur les recours possibles.
Mon employeur peut-il consulter mes données GPS ou de conduite ?
Oui, sous conditions : il doit vous avoir informé du dispositif, avoir consulté le CSE le cas échéant, et avoir intégré ce traitement de données à sa documentation de conformité RGPD. Les données collectées ne peuvent être utilisées qu’à des fins de sécurité et de gestion des déplacements, pas de surveillance permanente de votre activité.
Si j’ai un accident avec le véhicule de société, suis-je responsable financièrement ?
En principe, l’employeur supporte les conséquences financières des dommages causés dans le cadre normal de l’exécution du travail. La responsabilité personnelle du salarié reste exceptionnelle et dépend des circonstances de l’accident ainsi que de l’existence éventuelle d’un comportement particulièrement fautif.
Mon entreprise n’a pas de politique de prévention du risque routier : que puis-je faire ?
Vous pouvez alerter vos représentants du CSE (ou CSSCT) pour qu’ils interpellent l’employeur sur ce point lors d’une réunion. Vous pouvez également signaler le manquement à l’Inspection du Travail, qui peut mettre l’employeur en demeure de régulariser sa situation.
Les aides CARSAT pour la prévention du risque routier existent-elles encore en 2026 ?
Oui. Les CARSAT (Caisses d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail) proposent des programmes d’aide à la prévention, notamment les contrats de prévention pour les TPE/PME, qui peuvent financer une partie de certains équipements ou formations liés à la sécurité routière. Renseignez-vous directement auprès de votre CARSAT régionale.
Conclusion
Le risque routier professionnel n’est pas une fatalité. C’est un risque identifiable, évaluable et réductible — à condition que l’employeur prenne ses responsabilités et que les salariés connaissent leurs droits.
En 2026, les obligations légales sont claires : intégration dans le DUERP, formation des conducteurs exposés, entretien des véhicules, politique de déplacements formalisée. Un employeur qui ne respecte pas ces obligations s’expose à des sanctions civiles et pénales, et surtout à des accidents qui auraient pu être évités.
Si vous travaillez dans une entreprise où le risque routier est présent et insuffisamment pris en compte, n’hésitez pas à interpeller vos élus du CSE, à demander à accéder au DUERP, ou à solliciter votre médecin du travail.
Vous avez vécu un accident de la route dans le cadre de votre travail ? Votre employeur ne respecte pas ses obligations en matière de sécurité routière ? Posez votre question sur le forum de mondedutravail.fr — notre communauté et nos experts vous répondent.
Sources et références légales
- Art. L4121-1 du Code du Travail — obligation générale de sécurité
- Art. L4131-1 du Code du Travail — droit de retrait
- Art. L411-1 et L411-2 du Code de la Sécurité Sociale — accident du travail et accident de trajet
- Art. 221-6 et 222-19 du Code Pénal — homicide et blessures involontaires
- Loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail
- Décret n°2022-395 du 18 mars 2022 relatif au DUERP
- Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) du 24 décembre 2019
- INRS — Risque routier professionnel : www.inrs.fr
- Sécurité Routière — Employeurs : www.securite-routiere.gouv.fr
Liens internes recommandés
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Titre image : Salarié au volant d’un véhicule professionnel en milieu urbain — risque routier en entreprise
Texte alt : Conducteur professionnel en camionnette de livraison à un carrefour urbain, illustrant le risque routier en entreprise

