Votre conjoint vient de décéder et, au milieu du deuil, une question financière très concrète se pose : allez-vous pouvoir continuer à vivre correctement avec un seul revenu ? La pension de réversion existe précisément pour ça. Elle permet de récupérer une partie de la retraite que percevait — ou aurait perçue — votre époux ou épouse décédé(e). Le problème, c’est que, dans la très grande majorité des cas, elle n’est pas versée automatiquement : il faut la demander, respecter des conditions d’âge et de ressources qui varient selon les régimes, et éviter plusieurs pièges qui font perdre des centaines d’euros par mois à des conjoints survivants qui ignorent leurs droits.
En 2026, les règles ont évolué : les plafonds de ressources et le montant minimum garanti ont été revalorisés, et plusieurs pistes d’évolution font l’objet de débats publics et de travaux du Conseil d’orientation des retraites (COR). Ce guide fait le point complet pour vous aider à obtenir — et à conserver — cette pension.
Qu’est-ce que la pension de réversion, concrètement ?
La pension de réversion n’est pas une aide sociale. C’est un droit acquis grâce aux cotisations versées par votre conjoint pendant toute sa carrière. À son décès, une partie de sa retraite (de base et/ou complémentaire selon les régimes) vous est reversée, pour éviter une chute brutale de votre niveau de vie.
Trois précisions essentielles à retenir d’emblée :
- Elle ne concerne que les régimes de retraite obligatoires (régime général, complémentaires AGIRC-ARRCO, fonction publique, régimes spéciaux). Les contrats de prévoyance ou d’assurance-vie privés fonctionnent selon leurs propres règles, totalement indépendantes.
- Elle ne s’ouvre qu’au décès de l’assuré, jamais avant.
- Chaque régime auquel votre conjoint a cotisé verse sa propre pension de réversion. Si sa carrière était partagée entre plusieurs régimes (privé, fonction publique, indépendant…), il peut être nécessaire d’effectuer une démarche auprès de chacun d’eux — même si certaines demandes sont aujourd’hui davantage mutualisées qu’auparavant.
Qui a droit à la pension de réversion en 2026 ?
Condition n°1 : avoir été marié(e) — concubinage et PACS exclus
C’est la condition la plus stricte et celle qui génère le plus d’incompréhension. Seul le mariage ouvre droit à la pension de réversion dans la quasi-totalité des régimes :
- Les concubins, même après 20 ans de vie commune, n’ont aucun droit à la réversion.
- Les partenaires de PACS sont également exclus — une piste d’ouverture est régulièrement évoquée dans les débats sur les retraites, mais cela reste la règle en 2026.
- Un ex-conjoint divorcé peut, sous certaines conditions qui varient selon les régimes, prétendre à une pension de réversion. La durée du mariage compte alors pour déterminer la part de pension qui lui revient ; il est recommandé de vérifier auprès de chaque caisse concernée les conditions applicables à votre situation.
Plusieurs mariages : comment se répartit la pension ?
Si votre conjoint décédé s’était marié plusieurs fois (et divorcé entre-temps), la pension de réversion du régime général est partagée entre le conjoint survivant et le ou les ex-conjoints non remariés, proportionnellement à la durée de chaque mariage. Exemple : un défunt marié 10 ans avec une première épouse, puis 20 ans avec la seconde (vous), la pension sera répartie au prorata : un tiers pour la première, deux tiers pour vous. Ce partage est recalculé automatiquement si l’un des bénéficiaires décède ou perd ses droits.
Condition n°2 : l’âge minimum, qui dépend du régime
| Régime | Âge minimum en 2026 |
|---|---|
| Régime général (Sécurité sociale) | 55 ans |
| AGIRC-ARRCO (complémentaire privé) | 55 ans dans la plupart des situations, avec certaines exceptions prévues par le régime (invalidité, enfants à charge, etc.) |
| Fonction publique | Aucun âge minimum, sous réserve de remplir les autres conditions prévues par le régime concerné |
Si vous avez moins de 55 ans au moment du décès, vous ne touchez pas encore la pension de réversion du régime général, mais vous pouvez prétendre à l’allocation veuvage (voir plus bas), une aide temporaire qui fait justement le pont jusqu’à vos 55 ans.
Condition n°3 : les plafonds de ressources du régime général
Pour le régime général, le versement de la pension de réversion dépend également de vos ressources : un plafond annuel s’applique si vous vivez seul(e), et un plafond plus élevé s’applique si vous vivez en couple (remariage, Pacs ou concubinage).
Les plafonds de ressources sont régulièrement revalorisés. Consultez les montants en vigueur sur le site de l’Assurance retraite avant votre demande.
Quelques précisions indispensables que beaucoup de demandeurs ignorent et qui leur coûtent cher :
- Ces plafonds correspondent à des montants bruts annuels, examinés sur la base de vos ressources des trois derniers mois civils précédant la demande. Beaucoup de gens comparent leurs revenus nets perçus sur leur compte au plafond — ce qui peut conduire à une mauvaise estimation, car la caisse raisonne en brut.
- Une partie de vos revenus d’activité professionnelle peut bénéficier d’un abattement selon votre âge et votre situation — il est conseillé de vérifier les règles d’abattement applicables auprès de votre caisse.
- Certaines ressources ne sont généralement pas prises en compte dans le calcul effectué par la caisse, notamment la pension de réversion des régimes complémentaires, la valeur de votre résidence principale, l’allocation veuvage, et certaines aides sociales comme l’APL ou l’AAH — la liste exacte étant à confirmer auprès de votre caisse.
- En cas de dépassement du plafond, la pension n’est pas automatiquement supprimée : elle peut être réduite à hauteur du dépassement constaté, de manière à ce que le total de vos ressources et de la pension ne franchisse pas le plafond applicable. Si vos ressources baissent ensuite, la pension peut être réévaluée.
Exemple simplifié à titre pédagogique : si vos ressources annuelles brutes dépassent le plafond applicable de 5 000 €, votre pension de réversion pourra être réduite d’un montant équivalent, selon le mécanisme d’écrêtement en vigueur.
Important : seul le régime général applique ce type de plafond de ressources. L’AGIRC-ARRCO et la fonction publique n’appliquent en principe aucune condition de ressources — une différence qui peut avoir un impact important sur le montant total perçu selon le parcours professionnel de votre conjoint.
Suis-je éligible à la pension de réversion ?
Répondez à ces 3 questions pour obtenir une première orientation sur vos droits. Ce résultat est indicatif : il ne remplace pas une réponse officielle de votre caisse de retraite.
Merci de répondre aux 3 questions avant de continuer.
Combien allez-vous toucher ? Le calcul par régime
Régime général (CNAV) : 54 % de la retraite de base
La pension de réversion correspond à 54 % de la retraite de base que percevait ou aurait perçue votre conjoint, sous réserve du respect des plafonds de ressources ci-dessus.
Exemple concret : votre conjoint percevait une retraite de base de 1 400 € brut/mois. Vous pourriez toucher 54 % x 1 400 € = 756 €/mois, à condition que vos ressources globales ne dépassent pas le plafond.
Un montant minimum garanti existe également, sous réserve que le défunt ait validé un nombre minimal de trimestres de cotisation ; ce seuil est révisé périodiquement, et il est conseillé de vérifier son montant actuel auprès de votre caisse. Si la carrière du défunt était plus courte que le seuil requis, ce minimum est proratisé.
AGIRC-ARRCO (complémentaire du privé) : 60 % des droits acquis
La pension de réversion complémentaire représente 60 % des points de retraite accumulés par votre conjoint. Aucune condition de ressources ne s’applique. Point à surveiller pour 2026 : les règles de revalorisation des retraites de base et des retraites complémentaires AGIRC-ARRCO ne suivent pas nécessairement le même calendrier ni le même taux d’une année à l’autre. Il est donc utile de vérifier chaque année auprès de l’AGIRC-ARRCO si une revalorisation s’applique à votre pension de réversion complémentaire.
Fonction publique : 50 % de la pension du défunt
Dans la fonction publique, la pension de réversion correspond à 50 % de la pension que percevait ou aurait perçue l’agent décédé, sans condition de ressources ni d’âge minimum. Elle peut être partagée entre conjoint survivant et ex-conjoint(s) non remarié(s), selon la durée respective de chaque mariage. Pour le détail des règles propres aux fonctionnaires (calcul de la pension elle-même, trimestres, catégories actives), reportez-vous à notre guide complet sur la retraite des fonctionnaires.
Tableau récapitulatif par régime (2026)
| Régime | Taux | Âge minimum | Plafond de ressources | Remariage |
|---|---|---|---|---|
| Régime général (Sécurité sociale) | 54 % | 55 ans | Oui (montants à vérifier auprès de l’Assurance retraite) | N’entraîne pas automatiquement la suppression du droit, mais les ressources du nouveau foyer sont prises en compte |
| AGIRC-ARRCO | 60 % | 55 ans, avec exceptions | Aucun | Entraîne la perte définitive du droit à la pension de réversion |
| Fonction publique | 50 % | Aucun | Aucun | N’affecte pas le droit |
| Ircantec (contractuels publics) | 50 % | Selon la date du décès, sous conditions | Aucun | À vérifier auprès de l’Ircantec, les règles pouvant différer de celles du régime général |
Combien pourriez-vous toucher ?
Cochez le ou les régimes auxquels votre conjoint décédé a cotisé, et indiquez le montant mensuel brut de la retraite ou de la pension qu’il percevait (ou aurait perçue) au titre de ce régime. L’outil applique le taux légal de réversion correspondant.
Cochez au moins un régime et indiquez un montant supérieur à 0.
En cas de décès lié au travail, une rente est versée aux proches : voir le détail de la rente d’ayant droit après un accident du travail mortel.
Remariage, PACS, concubinage : l’impact réel sur vos droits
C’est l’une des questions les plus posées, et la réponse dépend entièrement du régime concerné :
- Régime général : dans le régime général, le remariage n’entraîne pas automatiquement la suppression de la pension de réversion. En revanche, les ressources de votre nouveau foyer (revenus de votre nouveau conjoint, concubin ou partenaire de Pacs inclus) sont prises en compte dans l’examen du plafond de ressources applicable, ce qui peut réduire ou suspendre le versement si le foyer dépasse ce plafond.
- Fonction publique : les fonctionnaires (et leurs ayants droit) conservent leur pension de réversion même en cas de remariage. C’est une différence importante par rapport aux régimes complémentaires du privé.
- AGIRC-ARRCO : contrairement au régime général, un remariage entraîne en principe la perte définitive du droit à la pension de réversion complémentaire. Il est essentiel de se renseigner auprès de l’AGIRC-ARRCO avant toute nouvelle union si vous percevez déjà cette pension.
Si vous vous interrogez plus largement sur l’impact d’une nouvelle union sur vos droits à la retraite en général (et pas seulement la réversion), notre guide complet sur la retraite en 2026 détaille les autres dispositifs concernés.
Pension de réversion et autres aides : que pouvez-vous cumuler ?
L’allocation veuvage, pour les moins de 55 ans
Si votre conjoint décède et que vous avez moins de 55 ans, vous n’avez pas encore droit à la pension de réversion du régime général. C’est là qu’intervient l’allocation veuvage : une aide de la Sécurité sociale versée sous certaines conditions et pour une durée limitée fixée par la réglementation en vigueur, qui fait le pont jusqu’à l’ouverture de vos droits à réversion. Attention : elle ne se cumule pas avec la pension de réversion ni avec une pension d’invalidité de veuf/veuve — c’est l’un ou l’autre.
Cumul avec l’ASPA (minimum vieillesse)
Si la pension de réversion calculée est très faible — par exemple parce que votre conjoint avait peu cotisé — vous pouvez demander un complément ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées) pour porter vos ressources totales jusqu’à un plancher garanti, différent selon que vous vivez seul(e) ou en couple. Ces montants sont susceptibles d’être revalorisés chaque année : vérifiez le plafond en vigueur auprès de votre caisse de retraite ou sur le site de l’Assurance retraite avant de faire une demande. L’ASPA est une allocation différentielle : elle complète vos revenus existants jusqu’à ce seuil, sans jamais le dépasser. Attention toutefois : l’ASPA est récupérable sur succession au-delà d’un certain montant d’actif net, ce qui n’est pas le cas de la pension de réversion classique.
Cumul avec votre propre retraite
Oui, la pension de réversion se cumule avec votre propre pension de retraite, qu’elle soit de base ou complémentaire — c’est même tout l’intérêt du dispositif. La seule limite est le plafond de ressources du régime général évoqué plus haut, qui prend en compte l’ensemble de vos revenus, y compris votre propre retraite. Si vous envisagez de continuer à travailler tout en étant retraité(e) et bénéficiaire d’une réversion, notre article sur le cumul emploi-retraite en 2026 vous aidera à anticiper l’impact sur vos plafonds.
Fiscalité : la pension de réversion est-elle imposable ?
Oui, sans exception. La pension de réversion est soumise à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des pensions de retraite, exactement comme votre propre pension. Elle entre donc dans le calcul de votre revenu fiscal de référence, ce qui peut avoir des conséquences sur d’autres aides (taxe foncière, complémentaire santé solidaire, etc.).
Comment demander sa pension de réversion en 2026 : la procédure étape par étape
Étape 1 : ne pas attendre, mais ne pas paniquer
La demande n’est pas automatique dans la très grande majorité des cas. Personne ne vous préviendra que vous y avez droit. Idéalement, la démarche doit être initiée le plus rapidement possible après le décès : selon les situations et les régimes concernés, un rappel de pension peut être accordé sous certaines conditions, mais ce n’est pas systématique au-delà d’un certain délai. Il est donc recommandé de ne pas attendre pour déposer votre dossier.
Étape 2 : rassembler les documents
Préparez avant de commencer :
- une pièce d’identité,
- un relevé d’identité bancaire (RIB),
- le livret de famille,
- l’acte de décès du conjoint,
- une attestation de non-remariage (si applicable),
- vos justificatifs de ressources (avis d’imposition, bulletins de salaire, relevés de pensions — toujours des montants bruts).
Étape 3 : faire la demande en ligne
Depuis 2019, un formulaire unique couvre les régimes de base alignés. Vous pouvez :
- le remplir directement en ligne sur lassuranceretraite.fr (espace personnel),
- ou le télécharger et l’envoyer par courrier à votre caisse régionale (CARSAT).
Pour les régimes complémentaires (AGIRC-ARRCO) ou spéciaux (CNRACL, Ircantec, fonction publique), il faut adresser une demande distincte directement à la caisse concernée, car le formulaire unique ne les couvre pas automatiquement.
Étape 4 : compter sur un délai de 2 à 3 mois
Le délai de traitement moyen est de 2 à 3 mois, plus long si le dossier est incomplet ou si plusieurs régimes doivent être coordonnés entre eux. Comme indiqué plus haut, selon les situations et les régimes concernés, un rappel de pension peut être accordé sous certaines conditions — ce qui renforce l’intérêt de déposer un dossier complet sans tarder.
Ma checklist avant de déposer ma demande
Cochez chaque élément au fur et à mesure que vous le préparez. Cette checklist vous aide à constituer un dossier complet pour éviter les retards de traitement — elle ne remplace pas la liste officielle communiquée par votre caisse.
Les erreurs qui coûtent cher : 6 pièges à éviter
- Croire que la pension est automatique. Aucune caisse ne vous contactera spontanément. Sans démarche, pas de versement.
- Comparer ses revenus nets au plafond de ressources. La caisse raisonne en brut annuel : un écart de quelques centaines d'euros peut faire basculer un dossier accepté en dossier réduit.
- Oublier de demander la réversion auprès de chaque caisse si le défunt a eu une carrière partagée entre plusieurs régimes (privé, fonction publique, indépendant).
- Ne pas déclarer une ressource, même temporaire (indemnités chômage, revenus locatifs) : la caisse réexamine régulièrement votre situation, et toute omission détectée peut entraîner un remboursement rétroactif.
- Se remarier sans vérifier l'impact sur vos pensions de réversion — en AGIRC-ARRCO, un remariage entraîne en principe une perte définitive du droit, tandis que dans le régime général, ce sont les ressources de votre nouveau foyer qui seront prises en compte et qui pourront réduire ou suspendre le versement.
- Envoyer un dossier incomplet, ce qui repousse mécaniquement le point de départ effectif du versement et fait perdre des mois de rétroactivité.
Ce qui pourrait changer : les pistes de réforme évoquées
Plusieurs pistes d'évolution sont régulièrement évoquées dans les travaux du Conseil d'orientation des retraites (COR) et dans les débats publics sur les retraites : un taux unique de réversion qui s'appliquerait à tous les futurs retraités, et une éventuelle ouverture aux partenaires de Pacs. Le COR formule des analyses et des scénarios, mais ne décide pas seul des évolutions législatives. Aucune de ces pistes n'est en vigueur en 2026 : elles restent à l'état de discussion. Si vous êtes concerné(e) aujourd'hui, appliquez les règles actuelles détaillées dans cet article — nous mettrons cette page à jour dès qu'une évolution sera votée.
FAQ — Vos questions les plus fréquentes sur la pension de réversion en 2026
Peut-on toucher plusieurs pensions de réversion ? Oui. Si votre conjoint a cotisé à plusieurs régimes (régime général, AGIRC-ARRCO, fonction publique...), vous pouvez percevoir une réversion de chacun d'eux, sous réserve de remplir les conditions propres à chaque régime — mais il faut faire une demande séparée à chaque caisse.
Une ex-épouse ou un ex-époux peut-il toucher la pension de réversion ? Oui, à condition de ne pas s'être remarié(e). Si le défunt a eu plusieurs conjoints, la pension est partagée au prorata de la durée de chaque mariage.
La pension de réversion est-elle imposable ? Oui, intégralement, dans la catégorie des pensions de retraite, au même titre que votre propre pension.
Que se passe-t-il si je dépasse le plafond de ressources après avoir touché la pension ? Votre pension peut être réduite à hauteur du dépassement constaté, et non automatiquement supprimée. Si vos ressources baissent à nouveau ensuite, la pension peut être réévaluée à la hausse.
Quel est le délai pour toucher une pension de réversion ? En moyenne 2 à 3 mois après le dépôt d'un dossier complet. Selon les situations et les régimes concernés, un rappel de pension peut être accordé sous certaines conditions : il est donc recommandé de déposer votre demande le plus rapidement possible après le décès.
Peut-on toucher une pension de réversion si l'on travaille encore ? Oui, exercer une activité professionnelle ne fait pas perdre le droit à la pension de réversion. En revanche, vos revenus d'activité entrent dans le calcul des ressources examinées pour le plafond du régime général (avec un éventuel abattement selon votre âge), ce qui peut réduire le montant versé si le total de vos ressources dépasse le plafond applicable.
Le concubinage ou le PACS donnent-ils droit à la réversion ? Non, en 2026 seul le mariage (passé ou présent) ouvre ce droit dans la quasi-totalité des régimes. Une réforme pourrait changer cela pour le PACS, mais elle n'est pas encore actée.
En résumé
La pension de réversion est un droit, mais c'est à vous de le faire valoir. Vérifiez votre éligibilité au regard de l'âge, du mariage et du plafond de ressources applicable au régime général (montants à confirmer auprès de l'Assurance retraite avant toute démarche), rassemblez vos justificatifs en amont, et déposez votre dossier sans attendre. Si votre situation est complexe — plusieurs régimes, plusieurs mariages, remariage envisagé — n'hésitez pas à solliciter un conseiller retraite avant de vous lancer.
Vous traversez cette démarche et avez des questions sur votre cas précis ? Venez en discuter avec d'autres lecteurs de Monde du Travail sur notre forum : partagez votre situation, comparez vos expériences et trouvez des réponses concrètes auprès de personnes qui sont passées par là.

