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Silicose : reconnaissance en maladie professionnelle et indemnisation en 2026

Vous poncez, découpez ou installez des plans de travail en quartz depuis des années, et depuis quelques mois vous êtes essoufflé au moindre effort. Votre médecin parle de « fibrose pulmonaire ». Ce que personne ne vous a dit, c’est que cette maladie est peut-être professionnelle — et indemnisable, à condition de respecter des délais stricts.

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Ce que vous allez apprendre

  • Comment faire reconnaître une silicose en maladie professionnelle via le tableau n°25 (ou n°22 pour les agricoles), et le délai de 2 ans à ne surtout pas dépasser
  • Les métiers exposés en 2026 — dont le quartz composite, nouveau scandale sanitaire qui touche des ouvriers de 30-40 ans
  • Combien vous pouvez toucher : capital ou rente viagère selon votre taux d’IPP, avec des exemples chiffrés
  • Ce que change la faute inexcusable de l’employeur, qui peut augmenter sensiblement votre indemnisation
  • La réforme du calcul des rentes qui entre en vigueur le 1er novembre 2026

Sommaire

  1. Silicose : qu’est-ce que c’est et qui est exposé en 2026
  2. Faire reconnaître votre silicose : le tableau n°25 et ses conditions
  3. La procédure de déclaration, étape par étape
  4. Combien vous allez toucher : capital, rente et calcul
  5. La faute inexcusable de l’employeur : le levier qui change tout
  6. Ce qui change au 1er novembre 2026

1. Silicose : qu’est-ce que c’est et qui est exposé en 2026

La silicose est une fibrose pulmonaire irréversible provoquée par l’inhalation de poussières fines de silice cristalline — le quartz, principalement. Les particules les plus dangereuses sont les plus fines : elles atteignent les alvéoles pulmonaires et s’y déposent définitivement. Environ 200 cas par an sont reconnus comme maladies professionnelles en France, mais ce chiffre sous-estime largement la réalité : beaucoup de malades ignorent l’origine professionnelle de leur essoufflement.

La silice est partout dans le BTP et l’industrie : verrerie, fonderie, chimie, caoutchoucs, peintures, construction (bétons, parements funéraires). En France, près de 365 000 travailleurs seraient exposés par inhalation à la silice cristalline, en particulier au quartz.

Le nouveau danger : les plans de travail en quartz composite. C’est le scandale sanitaire émergent de 2026. La pierre reconstituée (« quartz aggloméré ») contient jusqu’à 90 % de silice cristalline, bien plus que le granit naturel. Les ouvriers qui la découpent et la poncent développent des silicoses foudroyantes, parfois après seulement quelques années. Rien qu’en Californie, plus de 550 travailleurs ont reçu un diagnostic de silicose causée par cette pierre reconstituée depuis 2019 ; au moins 100 ont subi une greffe pulmonaire ou sont en attente d’en recevoir une, et au moins 30 en sont morts entre 2019 et 2026. En Europe, des cas ont déjà été documentés en Italie, Espagne et Belgique.

Cas concret. Karim, 34 ans, pose des plans de travail sur mesure depuis 8 ans dans un atelier de cuisiniste. Il découpe du quartz composite sans aspiration à la source, avec un simple masque papier porté « quand il y pense ». La silice cristalline étant un agent cancérogène, son atelier relève des règles strictes de prévention des risques chimiques et il aurait dû bénéficier d’un suivi médical renforcé via la visite médicale du travail. Diagnostic en 2026 : silicose chronique, essoufflement à la marche. Sa maladie est reconnaissable au titre du tableau n°25 — et sa jeunesse ne change rien à ses droits.

Piège à éviter : croire que la silicose ne concerne que les mineurs de fond des générations passées. Les cas les plus graves de 2026 touchent des ouvriers jeunes du quartz composite, du sablage, du BTP et de la taille de pierre. Si vous êtes exposé à des poussières minérales et que vous êtes essoufflé, faites le lien.


2. Faire reconnaître votre silicose : le tableau n°25 et ses conditions

La silicose figure au tableau n°25 du régime général (salariés du privé) et au tableau n°22 du régime agricole (MSA). Ces tableaux fonctionnent selon le mécanisme général de reconnaissance d’une maladie professionnelle, avec un avantage énorme : la présomption d’origine professionnelle. Si vous cochez les trois cases du tableau, vous n’avez pas à prouver que votre travail a causé la maladie — c’est présumé.

Attention : les conditions diffèrent légèrement selon le régime. Pour la silicose chronique, le tableau 25 du régime général prévoit 35 ans de délai de prise en charge avec 5 ans d’exposition, tandis que le tableau 22 agricole prévoit depuis 2025 un délai de 40 ans avec 5 ans d’exposition. Vérifiez le tableau dont vous relevez avant de calculer votre délai.

Les trois conditions à réunir :

1. La désignation de la maladie. Votre pathologie doit figurer dans le tableau : silicose aiguë, silicose chronique, sclérodermie systémique, complications (insuffisance respiratoire, cancer broncho-pulmonaire associé à la silicose).

2. Le délai de prise en charge. C’est le temps maximum écoulé entre la fin de l’exposition et le premier constat médical. Silicose aiguë : 6 mois. Silicose chronique : 35 ans. Autrement dit, pour une silicose chronique, même si vous avez quitté le métier il y a 30 ans, vous êtes encore couvert.

3. La durée d’exposition. Silicose aiguë : 6 mois d’exposition ; silicose chronique : 5 ans.

Point technique qui joue en votre faveur : contrairement aux listes limitatives, la liste indicative du tableau 25 signifie que tout travail exposant à l’inhalation des poussières concernées peut ouvrir la reconnaissance, même non explicitement listé — dès lors que les autres conditions sont remplies.

Et si une condition manque ? Tout n’est pas perdu. Si votre délai ou votre durée d’exposition ne colle pas exactement, votre dossier part devant le CRRMP (Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles), qui examine le lien direct entre votre travail et la maladie. Vous perdez la présomption automatique, mais la reconnaissance reste possible.

Exemple chiffré. Un carreleur exposé pendant 7 ans au ponçage de mortiers, diagnostiqué 12 ans après avoir changé de métier : durée (7 ans > 5 ans) ✓, délai (12 ans < 35 ans) ✓, désignation (silicose chronique) ✓. Le mécanisme est le même que pour les maladies liées à l’amiante en entreprise : lorsque toutes les conditions du tableau sont remplies, le salarié bénéficie de la présomption d’origine professionnelle et n’a pas à établir lui-même le lien de causalité entre son travail et la maladie.

Piège à éviter : attendre d’être « sûr » avant de déclarer. Le délai de 2 ans (voir plus bas) court notamment à partir du certificat médical initial vous informant du lien possible avec votre travail, pas du diagnostic définitif. Dès qu’un médecin établit un tel certificat, le compteur démarre.

Suis-je dans les conditions du tableau ? — silicose 2026

3 questions pour situer votre dossier. Orientation indicative, pas une décision de reconnaissance.

Question 1 / 3

De quel régime relevez-vous ?

Le régime général couvre les salariés du privé. Le régime agricole (MSA) couvre les salariés et exploitants agricoles.

Combien de temps avez-vous été exposé aux poussières de silice ?

Additionnez toutes vos périodes d’exposition, même chez des employeurs différents.

Depuis la fin de votre exposition, combien de temps s’est écoulé ?

C’est le délai entre le jour où vous avez cessé d’être exposé et aujourd’hui (ou le premier constat médical).


3. La procédure de déclaration, étape par étape

La reconnaissance ne tombe pas toute seule : c’est à vous de la déclencher. Voici le chemin.

Étape 1 — Le certificat médical initial (CMI). Votre médecin traitant ou un pneumologue établit un certificat décrivant la maladie et la reliant à votre activité professionnelle. Ce document est la pièce maîtresse : sans lui, rien ne démarre.

Étape 2 — La déclaration à la CPAM. Vous envoyez le formulaire de déclaration de maladie professionnelle (Cerfa) accompagné du CMI à votre caisse. Vous disposez en principe de 2 ans pour déclarer la maladie professionnelle, notamment à compter de la date du certificat médical initial vous informant du lien possible entre la maladie et votre activité professionnelle, ou de la cessation d’activité due à la maladie si elle est postérieure. Ne laissez pas traîner : ce délai conditionne votre droit à reconnaissance.

Étape 3 — L’instruction. La CPAM dispose d’un délai pour instruire (enquête administrative, avis du médecin-conseil, éventuellement du médecin du travail). Elle peut reconnaître directement si le tableau est respecté, ou saisir le CRRMP dans le cas contraire.

Étape 4 — La fixation du taux d’IPP. Une fois la maladie consolidée (état stabilisé), le médecin-conseil fixe votre taux d’incapacité permanente partielle. Ce taux détermine tout le montant de votre indemnisation. Le bilan fonctionnel respiratoire est indispensable pour le fixer.

Exemple concret. Karim (le poseur de plans de travail) obtient un certificat médical en mars 2026. Il a jusqu’en mars 2028 pour déclarer. Il envoie son dossier en avril 2026, la maladie est reconnue au titre du tableau 25, et un taux d’IPP de 20 % lui est attribué après son bilan respiratoire.

Piège à éviter : laisser la CPAM fixer un taux d’IPP sous-évalué sans réagir. De nombreux taux sont sous-évalués par rapport au barème indicatif AT/MP. Vous avez 2 mois après la notification pour saisir la commission médicale de recours amiable (CMRA). Un taux mal fixé peut aussi déboucher sur une inaptitude au travail mal gérée par l’employeur — anticipez.


4. Combien vous allez toucher : capital, rente et calcul

Tout dépend d’un seuil : 10 % d’IPP.

En dessous de 10 % : vous percevez une indemnité en capital, versée en une seule fois, forfaitaire. Elle n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu, à la CSG ou à la CRDS.

À partir de 10 % : vous percevez une rente viagère, versée jusqu’à la fin de votre vie. La rente versée au titre d’une maladie professionnelle n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu.

Le calcul de la rente. Le montant repose sur votre salaire annuel de référence (les 12 mois précédant l’arrêt) multiplié par le taux utile. Taux utile = (fraction d’IPP jusqu’à 50 % × 0,5) + (fraction au-delà de 50 % × 1,5). Concrètement, la moitié inférieure de votre taux compte pour moitié, et la part au-dessus de 50 % compte une fois et demie.

Le salaire de référence est encadré. Salaire minimum des rentes : 21 498,47 € au 1er avril 2026 ; pris en compte intégralement jusqu’à 42 997 €, puis pour 1/3 de la fraction jusqu’à 171 988 €.

Exemple chiffré. Un salarié avec un salaire de référence de 30 000 € et un taux d’IPP de 30 % : taux utile = 30 % × 0,5 = 15 %. Rente annuelle brute = 30 000 × 15 % = 4 500 € par an, soit 375 € par mois, à vie et défiscalisés.

Pour les ayants droit (décès du salarié) : le conjoint reçoit 40 % du salaire de référence et chaque enfant à charge 25 %, dans la limite de 85 %.

Taux d’IPPType d’indemnisationFiscalité
< 10 %Capital forfaitaire (versé une fois)Exonéré d’impôt, CSG, CRDS
≥ 10 %Rente viagère (à vie)Exonérée d’impôt sur le revenu
AggravationRévision possible du taux à la hausse
DécèsRente aux ayants droit (40 % conjoint, 25 %/enfant)

Piège à éviter : oublier que votre état peut s’aggraver. Si votre état de santé se dégrade après la fixation du taux, une demande de révision peut être déposée à la CPAM, accompagnée d’un certificat médical. Le calcul de votre rente suit les mêmes règles que pour l’indemnisation d’un accident du travail. La silicose étant évolutive, un taux fixé à 20 % aujourd’hui peut légitimement passer à 40 % dans quelques années.

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Estimation indicative selon votre taux d’IPP et votre salaire de référence.

Vous êtes la victime
Vous êtes la victime
Vous êtes le conjoint survivant (décès)

5. La faute inexcusable de l’employeur : le levier qui change tout

C’est ici que votre indemnisation peut augmenter sensiblement. Si votre employeur savait — ou aurait dû savoir — que vous étiez exposé à un danger et n’a rien fait, vous pouvez engager une action en faute inexcusable de l’employeur.

Pour la silice, les arguments sont solides depuis 2020. Il faut prouver que l’employeur avait conscience du danger (mesurages dépassant la VLEP, alertes INRS et ANSES, recommandations sectorielles ignorées) et n’a pas pris les mesures nécessaires (substitution, aspiration à la source, masques à ventilation assistée, surveillance médicale renforcée).

La VLEP est un élément de preuve clé. Le Code du travail (article R. 4412-149) fixe une VLEP sur 8h pour le quartz à 0,1 mg/m³, et pour la cristobalite et la tridymite à 0,05 mg/m³. Des mesurages mettant en évidence un dépassement des VLEP peuvent constituer un élément particulièrement important pour démontrer l’exposition au danger et apprécier les mesures de prévention mises en œuvre par l’employeur. Depuis le 1er janvier 2021, les travaux exposant à la poussière de silice cristalline alvéolaire sont en plus classés parmi les procédés cancérogènes, ce qui déclenche des obligations renforcées (règles CMR).

Ce que vous obtenez avec la faute inexcusable reconnue :

  • La majoration de la rente à son maximum
  • L’indemnisation de préjudices complémentaires : souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d’agrément, incidence professionnelle

Où et quand agir. Cette procédure doit être engagée devant le pôle social du tribunal judiciaire — à ne pas confondre avec le conseil de prud’hommes, compétent pour les litiges du contrat de travail. Le délai de prescription est de 2 ans. Un avocat spécialisé est fortement recommandé.

Ce que ça change concrètement. La reconnaissance de la faute inexcusable peut augmenter sensiblement l’indemnisation grâce à la majoration de la rente ou du capital et à la réparation de préjudices complémentaires. L’ampleur du gain dépend de votre situation : taux d’IPP, préjudices personnels retenus par le juge, salaire de référence.

Piège à éviter : signer une reconnaissance de maladie professionnelle et s’arrêter là, en pensant que « c’est réglé ». La reconnaissance MP et la faute inexcusable sont deux procédures distinctes. La première ouvre droit à l’indemnisation AT/MP ; la seconde permet notamment une majoration de cette indemnisation et la réparation de préjudices complémentaires. Ne renoncez pas à la seconde par ignorance.


6. Ce qui change au 1er novembre 2026

Attention, réforme en cours. Le nouvel article L.434-1 A du Code de la sécurité sociale, qui doit entrer en vigueur au plus tard le 1er novembre 2026, prévoit désormais de distinguer deux composantes dans l’incapacité permanente : une incapacité permanente professionnelle (la perte de gains et de capacité de travail) et une incapacité permanente fonctionnelle (l’atteinte à l’intégrité physique et à la qualité de vie). Le texte prévoit son application aux victimes dont l’état est consolidé à compter de cette date.

Cette réforme fait suite à des arrêts de la Cour de cassation de 2023 sur la nature de la rente et la réparation du déficit fonctionnel permanent — une question lourde de conséquences pour les indemnisations en faute inexcusable. Si votre état se consolide autour de cette date charnière, faites-vous accompagner : selon que la consolidation intervient avant ou à compter du 1er novembre 2026, les règles applicables diffèrent.

Piège à éviter : vous fier à un simulateur en ligne sans vérifier sa date de mise à jour. Les barèmes sont revalorisés chaque 1er avril, et la structure même du calcul change au 1er novembre 2026. Un montant calculé sur d’anciennes règles peut être trompeur.


FAQ

La silicose est-elle reconnue en maladie professionnelle en 2026 ? Oui, au titre du tableau n°25 du régime général et n°22 du régime agricole. Si les conditions (désignation, délai, durée d’exposition) sont réunies, vous bénéficiez de la présomption d’origine professionnelle.

Quel est le délai pour déclarer une silicose ? Vous disposez en principe de 2 ans, notamment à compter du certificat médical initial vous informant du lien possible avec votre activité, ou de la cessation d’activité due à la maladie si elle est postérieure. Ne tardez pas : ce délai conditionne votre droit à reconnaissance.

Combien de temps après avoir quitté le métier puis-je encore être reconnu ? Pour une silicose chronique, le délai de prise en charge est de 35 ans après la fin de l’exposition au régime général (tableau 25). Au régime agricole (tableau 22), il est porté à 40 ans depuis 2025. Vous restez donc couvert très longtemps.

Quelle durée d’exposition faut-il ? 5 ans pour une silicose chronique, 6 mois pour une silicose aiguë. Si vous êtes en dessous, le CRRMP peut quand même examiner votre dossier.

Le quartz composite des plans de travail est-il concerné ? Oui. La pierre reconstituée contient une forte proportion de silice cristalline et provoque des silicoses, y compris chez des ouvriers jeunes. C’est un risque émergent majeur en 2026.

À partir de quel taux d’IPP ai-je une rente à vie ? À partir de 10 %. En dessous, vous percevez un capital forfaitaire versé une seule fois. Au-delà, c’est une rente viagère.

La rente silicose est-elle imposable ? Non. La rente comme le capital versés au titre d’une maladie professionnelle sont exonérés d’impôt sur le revenu.

Qu’est-ce que la faute inexcusable de l’employeur m’apporte en plus ? La majoration de votre rente ou de votre capital et l’indemnisation de préjudices complémentaires (souffrances, préjudice esthétique, d’agrément, incidence professionnelle). Cela peut augmenter sensiblement votre indemnisation, dans une mesure qui dépend de votre situation.

Comment prouver la faute inexcusable pour la silice ? Des mesurages dépassant la VLEP (0,1 mg/m³ pour le quartz), l’absence d’aspiration à la source, de masques adaptés ou de surveillance médicale sont des éléments de preuve importants. Depuis 2021, les travaux exposant à la silice cristalline alvéolaire sont classés cancérogènes, ce qui renforce vos arguments. Aucun de ces éléments ne vaut reconnaissance automatique : c’est le juge qui apprécie.

Que faire si mon taux d’IPP me semble trop bas ? Saisissez la commission médicale de recours amiable (CMRA) dans les 2 mois suivant la notification. Faites-vous assister par un médecin de recours.

Ma maladie peut-elle être réévaluée si elle s’aggrave ? Oui. La silicose étant évolutive, vous pouvez demander une révision du taux à la CPAM avec un certificat médical attestant l’aggravation. Votre rente sera recalculée à la hausse.

Mes proches touchent-ils quelque chose si je décède de la silicose ? Oui. Le conjoint perçoit 40 % du salaire de référence et chaque enfant à charge 25 %, dans la limite de 85 %.


Conclusion

La silicose est une maladie professionnelle reconnue, indemnisable et — trop souvent — sous-déclarée. Retenez trois choses : le délai de 2 ans pour déclarer la maladie professionnelle est à ne pas laisser passer, le seuil de 10 % d’IPP fait basculer d’un capital vers une rente à vie, et la faute inexcusable de l’employeur peut augmenter sensiblement votre indemnisation. N’attendez pas d’être « sûr » : dès qu’un médecin fait le lien, le compteur tourne.

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Sarah L.
Sarah L.
Juriste spécialisée en Droit Social et protection des salariés. Passionnée par l'actualité législative, Sarah décrypte pour Mondedutravail.fr les textes de loi complexes (Code du travail, réformes des retraites, aides sociales) pour les rendre clairs et accessibles à tous. Elle assure une veille juridique rigoureuse pour garantir la fiabilité de vos droits.

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